Referat La Psychiatrie Dans Le Nez
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La psychiatrie dans le nez
(Agence Science-Presse) - Une idée originale... et futée: la
maniaco-dépression pourrait être diagnostiquée dans le nez!
On doit cette idée aux chercheurs du Monell Chemical Senses Center ÃÂ
Philadelphie (Pennsylvanie). Leurs travaux portent sur les troubles
bipolaires, dits aussi maniaco-dépressifs, troubles caractérisés par
l’alternance de périodes de grand désespoir et d’euphorie.
Comprendre les causes àl’échelle cellulaire est depuis longtemps un
objectif de nombreux médecins. De précédentes recherches avaient
utilisé des cellules n’appartenant pas au système nerveux, comme les
fibroblastes ou les globules rouges, " mais puisqu’il s’agit d’un
problème psychiatrique, nous avons besoin de comprendre ce qui se passe
dans les cellules nerveuses " insiste Nancy Rawson, biologiste
cellulaire et co-auteure de l’étude publiée ce mois-ci dans
l American Journal of Psychiatry.
Leur idée est donc la suivante : puisque l’intérieur du nez est
tapissé de millions de neurones récepteurs olfactifs, qui sont en
relation avec les cellules nerveuses du bulbe olfactif dans le cerveau,
pourquoi ne pas effectuer un simple prélèvement dans le nez? Une
biopsie réalisée en cinq minutes et les médecins pourraient, en
théorie, accéder aux données dont ils ont besoin.
Car ces récepteurs du nez ont des caractéristiques communes avec les
neurones cérébraux, au point où ils pourraient être des indicateurs
des altérations causées par la maniaco-dépression (par exemple, le
dysfonctionnement du métabolisme du calcium au niveau nerveux).
Par ailleurs, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de
traitements souligne Chang-Gyu Hahn, psychiatre àla faculté de
médecine de Pennsylvannie et auteur principal de l’étude : " un
problème majeur dans le traitement des troubles bipolaires, ou des
troubles psychiatriques en général, est la difficulté de prévoir ÃÂ
quels médicaments répondra le patient. Donc, les cliniciens font une
série d’essais –et d’erreurs– et le patient souffre jusqu’ÃÂ
ce que soit découvert le bon traitement... "
Alors qu’il pourrait suffire de faire des tests in vitro sur ces
neurones récepteurs olfactifs pour déceler rapidement le traitement le
plus approprié. Mieux: les médecins pourraient les prélever ÃÂ
différents stades de la maladie pour décrire les caractéristiques
cellulaires liées àchacun d’entre eux, et ainsi accroître petit ÃÂ
petit leur compréhension des troubles de l’humeur...
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