Referat Les Mouvements De La Mer

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Les mouvements de la mer              Les plus évidents et les plus connus sont les vagues. Ce sont des mouvements ondulatoires qui prennent naissance en des points précis de l’océan, les "mers du vent", sous l’action de variations barométriques et, surtout, des bourrasques de vent. Anarchiques à leur naissance, les vagues divergent ensuite et s’ordonnent en ondulations, que l’on appelle la houle et dont on peut mesure l’amplitude, la longueur d’onde, la périodicité et la célérité. Ces caractéristiques sont imposées non seulement par la force du vent, mais aussi par la longueur de course de celui-ci (le fetch). Par exemple, un vent de 8 degrés Beaufort (de 34 à 40 nœuds), soufflant pendant au moins trente-six heures sur un fetch minimal de 520 milles marins, entretient des houles de 7 à 14 m d’amplitude, de 37 à 440 m de longueur d’onde et d’une période de 6 à 20 secondes. Pour les navires, une houle courte et cambrée, de type méditerranéen, est plus dangereuse qu’une houle longue, haute et impressionnante, de type atlantique. Soit la houle s’amortit d’elle-même, soit elle heurte un rivage où elle se déforme et rebondit. La déformation consiste en un déferlement vers l’avant (brisant) dès que la profondeur du fond avoisine la hauteur de la vague : ce déferlement en volute, en déversant ou à gonflement, provoque toujours une projection d’eau (jet de rive), suivie d’un retour à la mer (le swash). Le rebondissement combine une réflexion, qui est fonction de l’angle d’attaque du rivage par la vague, et une réfraction, fonction de la topographie du fond. Si l’angle d’attaque est aigu, il détermine un déplacement d’eau parallèlement au rivage, dit courant littoral, d’une grande importance. Cependant, il existe d’autres formes d’ondulations. Elles peuvent être plus discrètes ou, au contraire, plus violentes que les vagues. Parmi les oscillations périodiques faibles, les seiches sont des ondes stationnaires déclenchées par des différences régionales de pression atmosphérique. Elles ont été décrites pour la première fois sur le lac Léman, mais elles existent aussi dans les mers épicontinentales (c’est-à-dire qui s’étendent sur la plate-forme continentale) comme la Baltique ou dans les grandes baies marines. Les ondulations violentes sont des vagues occasionnelles géantes, à effets catastrophiques. Ainsi, les "tsunami" sont des raz-de-marée de 10 à 30 m de haut qui se propagent, surtout dans l’océan Pacifique, à des vitesses terrifiantes, en fonction de la profondeur océanique (par exemple, à 368 nœuds pour 3600 m de fond). Ils sont déclenchés par de gigantesques effondrements sous-marins d’origine sismique. Les ondes de tempête sont, quant à elles, de très fortes vagues dont la puissance est exaspérée par la convergence des rivages et la médiocrité des profondeurs : elles envahissent parfois les pays riverains (3 m d’eau sur les Pays-Bas côtiers en 1953). Les vagues de 2 à 4 m enfin, poussées à l’avant des cyclones tropicaux, peuvent être responsables de dégâts considérables comme au Bangladesh, la première fois en 1974, puis en 1991. 쥁`