Referat Charles X
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Charles X
I. Introduction
Charles X (1757-1836), roi de France de 1824 à1830.
II. Le champion des ultras
Petit-fils de HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761567404"
Louis XV et frère cadet de HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761573336"
Louis XVI et HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761573130"
Louis XVIII , Charles Philippe, comte d Artois, fuit la France dès la
prise de la Bastille, puis vit en Italie, en Prusse et en Autriche.
Durant la HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761557826"
Révolution française , il devient l un des chefs des HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761565217"
émigrés et cherche auprès des souverains européens un soutien àla
restauration de la monarchie. Après la défaite de Quiberon en 1795
(tentative de débarquement en France), il rejoint le Royaume-Uni et y
demeure jusqu en 1814.
Lors de la HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761565717"
Restauration , il se heurte àson frère, le roi Louis XVIII, ÃÂ
propos des aspects trop libéraux de la Charte de 1814. Il prend alors
la tête des HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761588837" ultras ,
incarne la réaction antirévolutionnaire et dirige un gouvernement
occulte, depuis le pavillon de Marsan, tandis que son frère cherche ÃÂ
réconcilier royalistes et bourgeoisie libérale. Son radicalisme
s accentue encore après l assassinat de son second fils, le duc de
Berry (1820), dont la disparition jette le trouble et entraîne la chute
du gouvernement modéré de HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=741534370" Decazes
, puis l arrivée au pouvoir des ultras dirigés par HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=741534475" Villèle
(décembre 1821).
III. Une monarchie autoritaire
À la mort de Louis XVIII, la réaction s accentue avec l accession de
Charles au trône, le 27 septembre 1824. En dépit de l adoption, dans
un premier temps, de mesures libérales (abolition de la censure,
amnistie des prisonniers politiques) et de l apaisement du climat
politique dû au fait même que les ultras gouvernent, le monarque est
bientôt l instigateur d une politique cléricale conservatrice. Très
favorable àl Église catholique et àla congrégation des HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761553336"
Jésuites (dont l influence sur l université et l armée est forte),
il joue avec la symbolique du droit divin et se fait sacrer àReims le
29 mai 1825. La France demeure ainsi la fille aînée de l Église.
Dans la même optique, Villèle fait adopter par le Parlement une loi
punissant le sacrilège. Déjàâprement critiqué sur ces questions,
Charles X l est plus encore après le vote de la loi d indemnité, dite
du « milliard des émigrés », et du licenciement de la HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761592862" Garde
nationale .
Conservatrice et autoritaire, la conception de la monarchie chez
Charles X ébranle intrinsèquement la stabilité de son règne,
surtout àpartir de 1827, lorsque Villèle, dont l impopularité ne
cesse de croître, cherche àfaire aboutir une loi supprimant la
liberté de la presse. Devant son échec, Villèle démissionne. Lui
succède un éphémère ministère d apaisement, dirigé par HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=741534420"
Martignac (janvier 1828). Charles X en profite pour visiter la
province avec son ministre et rehausser sa faible cote de popularité
auprès du peuple. Mais jusqu àsa démission, en août 1829, Martignac
est systématiquement contrarié par l interventionnisme royal,
expression du conflit permanent entre les pouvoirs exécutif,
législatif et royal. Aussi, du retour àune relative liberté
d expression ne découle pas la libéralisation attendue du régime.
IV. Du durcissement du régime àla Révolution de 1830
Pour contrer ses opposants, Charles X appelle HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761589254" Jules de
Polignac pour former le gouvernement. La désignation d un ministère
ultra apparaît comme l ultime maladresse du monarque, entraînant un
véritable suicide du régime. En effet, l opposition de la Chambre ÃÂ
Polignac se manifeste avec force. Le 18 mars 1830, l HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=741538806" adresse
de 221 députés souligne cette défiance. Apparemment inconscient de
la montée en puissance de l opposition, Charles X prononce la
dissolution, choix aussitôt sanctionné par une écrasante victoire des
libéraux aux élections. Le roi maintient malgré tout Polignac aux
affaires. Plus encore, celui-ci revient sur certains points symboliques
de la Constitution avec les ordonnances de Saint-Cloud (25 juillet
1830) : suspension du régime libéral de la presse, modification de la
loi électorale dans un sens restrictif et diminution du nombre des
députés, nouvelle dissolution. Ces mesures s assimilent àun coup de
force, surtout chez les journalistes de l opposition, qu ils soient
républicains ou orléanistes libéraux.
Dans un contexte tendu â€â€Ã‚ avec une économie fatiguée, une bourse en
crise et des élites inquiètes â€â€, l inconscience de Charles X finit
par cristalliser l ensemble des mécontentements dans une vaste
rébellion antidynastique. Ses succès en politique extérieure
â€â€Ã‚ intervention ayant permis l indépendance grecque et la prise
d Alger  ne peuvent endiguer le mouvement de fond qui déstabilise
définitivement son pouvoir. Alerté par les journaux de l opposition
libérale et républicaine, puis entraîné par la grève des ouvriers
typographes, le peuple de Paris réagit violemment aux ordonnances de
Saint-Cloud. Les barricades s érigent dans Paris. Les journées
révolutionnaires des 27-29 juillet 1830, passées àla postérité
sous l expression « Trois Glorieuses », entraînent de durs combats
(1 000 morts, 5 000 blessés) et la chute des HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761565450" Bourbons
.
Contre toute logique, Charles X tente en vain de maintenir la dynastie
sur le trône, abdiquant en faveur du fils posthume du duc de Berry, le
comte HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761589036" Henri de
Chambord (août). La manœuvre échoue et le trône passe àla
HYPERLINK "http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761553888"
famille d Orléans en la personne de HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761559690"
Louis-Philippe (voir HYPERLINK
"http://encarta.msn.fr/find/Concise.asp?z=1&pg=2&ti=761570537"
Révolution de juillet 1830 ).
Exilé au Royaume-Uni puis en Tchécoslovaquie, Charles X meurt en 1836
àGoritz, emporté par le choléra.
Famille des Bourbons émigrés
Cette illustration de 1807 montre le comte d Artois (futur Charles X)
aux côtés de son frère, le comte de Provence (assis), et de sa
famille. Alors que le comte de Provence est considéré par la
communauté des émigrés en exil comme le seul dirigeant légitime du
royaume de France - ils l appellent d ailleurs déjàLouis XVIII -,
le comte d Artois n est encore qu un prince de sang.
Gérard, Charles X en habits de sacre
Revêtu des habits du sacre qu il reçoit àReims le 29 mai 1825
- renouant ainsi avec la tradition de l Ancien Régime -, Charles X
succède sur le trône àson frère Louis XVIII, mort le 16 septembre
1824. Le nouveau souverain accentue la politique réactionnaire de la
Restauration.
François Gérard, Charles X en habits de sacre, 1825. Musée du Prado,
Madrid.
Lecomte, le Combat de la porte Saint-Denis
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