Referat Alexandre Dumas
Mai jos puteti citi fragmente din
Referat Alexandre Dumas si de asemenea puteti face
Download Referat Alexandre DumasCiteste fragmente din Referat Alexandre Dumas
Alexandre Dumas (père)
Biographie et les oeuvres en résumé
Alexandre Davy de La Pailleterie Dumas, dit Dumas. Illustre
auteur dramatique et romancier français, fils du général Alexandre
Dumas, né àVilliers-Cotterets (Aisne) le 5 thermidor an X (24 juillet
1802), mort àPuys, près de Dieppe, le 5 décembre 1870.
Héros des guerres de la HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Revolution_francaise" Révolution
et de l expédition d Egypte, son père, fils d un marquis normand et
d une esclave de Saint-Domingue, meurt, alors que le jeune Alexandre n a
que quatre ans. Des centaines de livres, des milliers de personnages et
des millions de mots ne viendront jamais combler la cruelle absence de
celui dont la figure héroïque hantera toute son oeuvre. De son propre
aveu, Alexandre Dumas ne guérira jamais de "cette vieille et éternelle
douleur de la mort de son père."
Fils de mulâtre, Alexandre Dumas doit alors affronter les regards
d une société française qui, pour ne plus être une société
d Ancien Régime, demeure encore une société de castes. Elle lui fera
grief de tout : son teint bistre, ses cheveux crépus, àquoi trop de
caricaturistes de l époque voudront le réduire, sa folle prodigalité
aussi. Certains de ses contemporains iront même jusqu àlui contester
la paternité d une oeuvre étourdissante et son inépuisable
fécondité littéraire qui tient du prodige.
Restée veuve en 1806 et réduite aux modiques ressources , Mme
Dumas ne put faire donner au fils qu’une éducation extrêmement
sommaire et incomplète. L’enfant tenait, de son père, une
constitution athlétique, une aptitude naturelle àtous les exercices
du corps et une santé robuste. Les premiers chapitres de ses Mémoires
renferment de nombreuses preuves de ce triple privilège. D’abord
clerc d’avoué àVillers-Cotterets, puis àCrépy-sur-Oise, il vint
en 1823 àParis solliciter l’appui des anciens compagnons d’armes
de son père, ralliés, pour la plupart, àla Restauration. Le
général Foy, lui procura une place d’expéditionnaire dans les
bureaux de la chancellerie du duc d’Orléans. Le jeune homme, qui se
proposait bien un jour de vivre de sa plume, se trouva néanmoins fort
heureux de devoir àson écriture un traitement de 1200 fr..
Bientôt il osa faire imprimer ses premiers essais : une Élégie
sur la mort du général Foy (1825); un dithyrambe en l’honneur de
Canaris (1826) et un petit volume de Nouvelles contemporaines (1826). En
même temps, il collaborait àdeux vaudevilles, La Chasse et l’Amour
(Ambigu-Comique, 22 septembre 1825) et La Noce et l’Enterrement (Porte
Saint-Martin, 21 novembre 1826), tous deux signés Davy et dont il
partagea les minces profits avec son camarade de jeunesse, Adolphe de
Ribbing (de Leuven), James Rousseau, Lassagne et Gustave Vulpian.
D’autres tentatives dramatiques plus sérieuses, le drame
d’où datent ses véritables débuts : Henri III et sa cour,
représenté sur le Théâtre-Français le 11 février 1829, lui valut
de véritables ovations (même le duc d’Orléans, bien que fort peu
sympathique àson subordonné, donner lui-même le signal des
applaudissements et le nomma bibliothécaire adjoint aux appointements
annuels de 1500 fr). Alexandre Dumas avait écrit avant Henri III,
drame,a cause de diverses circonstances avaient fait ajourner la
représentation : ce drame, c’était Christine ou plutôt, pour lui
donner le titre sous lequel il fut définitivement joué àl’Odéon
le 30 mars 1830, Stockholm, Fontainebleau et Rome, , avec prologue et
épilogue.
Convié par Hugo àune lecture de Marion Delorme, alors arrêtée
par la censure, il avoua hautement son admiration; aidé d’ HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Alfred_de_Vigny" Alfred de Vigny ,
retouché une centaine de vers de Christine, mal accueillis le soir de
la première représentation.
Au révolution de 1830, il fit le coup de feu parmi les insurgés
et, sur l’ordre de La Fayette, se rendit en hâte àSoissons où,
avec le concours de quelques habitants, il protégea une importante
poudrière et en assura la possession au parti vainqueur. Admis au
retour àfaire connaître au roi lui-même son impression sur l’état
des esprits, Dumas ne lui dissimula pas combien le remède lui semblait
dangereux.
Une violente passion conçue pour Mme Mélanie Waldor (fille de
Villenave), et àlaquelle celle-ci, mariée àun officier, ne pouvait
légalement répondre, inspira àDumas ce drame où, sous le nom
d’Antony, il s’est peint lui-même, a-t-il dit, «moins
l’assassinat» (Porte-Saint-Martin, 3 mai 1831),.
En 1834, il fut question de le transporter àla
Comédie-Française, mais un article du Constitutionnel le dénonça
comme immoral : l’interdiction , seulement àla fin du second
Empire ; de nos jours , Antony a repris sa place dans la série des
matinées classiques organisées par l’Odéon. De 1831 à1843, et
sans préjudice des autres œuvres qui seront rappelées plus loin,
Dumas occupa les diverses scènes de Paris avec les pièces suivantes:
Napoléon Bonaparte ou Trente Ans de l’histoire de France, drame
(Odéon, 10 janvier 1831), écrit en huit jours chez Harel qui retenait
l’auteur en chartre privée; Charles VII chez ses grands vassaux,
tragédie (Odéon, 20 octobre 1831), mal accueillie du public, malgré
des beautés de premier ordre; Richard Darlington, drame
(Porte-Saint-Martin, 10 décembre 1831), dû àla collaboration de
Beudin et de Goubaux qui en avaient fourni àDumas l’idée première,
empruntée aux Chroniques de la Canongate de Walter Scott, et où
Frédérick Lemaître déploya un talent prodigieux; Térésa, drame,
(Opéra-Comique, Théâtre-Ventadour, 6 février1832) dont le scénario
primitif était d’Anicet-Bourgeois; Le Mari de la Veuve, comédie
(Théâtre-Français, 4 avril 1832), avec la collaboration
d’Anicet-Bourgeois et de Durrieu qui ne furent point nommés sur le
titre de la brochure; La Tour de Nesle, drame (29 mai 1832), l’un des
succès les plus retentissants et les plus prolongés du théâtre
contemporain , mais qui souleva entre Frédéric Gaillardet, auteur du
texte primitif, Jules Janin qui l’avait retouché et Dumas qui avait
presque entièrement récrit la pièce, une polémique terminée par un
duel avec le premier et par un procès; Catherine Howard, drame
(Porte-Saint-Martin, 2 avril 1834), tiré par Dumas d’un autre drame
resté inédit et intitulé Edith aux longs cheveux; Angèle, drame
(Porte-Saint-Martin, 28 décembre 1833), avec la collaboration
d’Anicet-Bourgeois; Don Juan de Maraña ou la Chute d’un ange,
mystère, musique de Paccini (Porte-Saint-Martin, 30 avril 1836), imité
en partie des Ames du Purgatoire de HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Prosper_Merimee" Prosper Mérimée
; Kean, comédie (Variétés, 31 août 1836 ; Piquillo, opéra-comique
avec Gérard de Nerval, musique de Monpou (Opéra-Comique, 31 octobre
1837); Caligula, tragédie (Théâtre-Français, 26 décembre 1837),
dont la chute rappela celle de Charles VII et n’est pas mieux
justifiée; Paul Jones, drame (Panthéon, 8 octobre 1838), représenté
contre le gré de l’auteur qui avait laissé le manuscrit ÃÂ
l’agence dramatique Porcher en nantissement d’un prêt; Mademoiselle
de Belle-Isle, drame (Théâtre-Français, 2 avril 1839), resté au
répertoire; L’Alchimiste, drame (Renaissance, 10 avril 1839);
Bathilde, drame (salle Ventadour, 14 janvier 1839), avec Auguste Maquet
et Cordellier-Delanoue; Un Mariage sous Louis XV, comédie, avec Leuven
et Brunswick (Théâtre-Français, 1er juin 1841 ;Lorenzino, drame,
avec les mêmes collaborateurs (Théâtre-Français, 24 février 1842);
Halifax, comédie (Variétés, 2 décembre 1842); Les Demoiselles de
Saint-Cyr, comédie,avec Leuven et Brunswick (Théâtre-Français, 25
juillet 1843),
qui provoqua entre le principal auteur et Jules Janin une
polémique violente et qui, mal accueillie le soir de la première
représentation, trouva un peu plus tard et garda le succès dont elle
était digne; Louise Bernard, drame, avec Leuven et Brunswick
(Porte-Saint-Martin, 18 novembre 1843); Le Laird de Dumbicky, comédie,
avec les mêmes (Odéon, 30 décembre 1843); Le Garde forestier,
comédie avec les mêmes (Variétés, 15 mars 1845). En dépit de sa
longueur, cette liste ne renferme que les pièces signées par Dumas,
avouées par lui ou réimprimées dans les deux éditions collectives de
son Théâtre (1834-1836 ou1863-1874), mais non celles qu’il tira de
la plupart de ses romans.
Il nous faut maintenant revenir en arrière et rappeler les
titres des principaux récits qui ont tour àtour distrait, ému ou
charmé deux ou trois générations et qui se subdivisent en impressions
de voyages, en romans et en chroniques historiques.
Dumas a lui-même raconté comment, après l’insurrection de
juin 1832 et une atteinte de choléra, dont il se ressentit d’ailleurs
une partie de sa vie, les médecins et ses amis lui conseillèrent de
quitter Paris durant quelques mois. De cette première excursion ÃÂ
travers la Bourgogne et la Suisse datent ces fameuses Impressions de
voyage qui forment l’une des parties les plus attrayantes de son
œuvre et qui ont si légitimement contribué àsa popularité. Ce
sont, dans l’ordre chronologique: Impressions de voyage (en
Suisse,1833); Excursions sur les bords du Rhin (1841); Une année ÃÂ
Florence (1840); Nouvelles impressions de voyag (Midi de la
France,1841); Le Speronare (1842) voyage en Sicile ; Le Corricolo
(1843); La Villa Palmieri (1843), relatifs au même séjour dans le sud
de l’Italie; De Paris àCadix (1848); Le Véloce ou Tanger, Alger et
Tunis (1848); Le Caucase (1859); De Paris àAstrakan (1860),
réimprime, sous le titre collectif de : En Russie. À cette série se
rattachent, sans en faire cependant partie : l’ouvrage intitulé
Quinze jours au Sinaï (1839), rédigé sur les notes du peintre
Dauzats, ainsi que L’Arabie heureuse, pèlerinage
d’Hadji-Abd-el-Hamid-Bey [Du Couret] (1855,1860); Les Baleiniers,
journal d’un voyage aux Antipodes par le Dr Félix Maynard (1861) et
le Journal de Mme Giovanni àTaïti, aux îles Marquises et en
Californie (1855), présentés comme revus et mis en ordre par Alex.
Dumas, sans que sa collaboration soit parfaitement établie.
C’est par de courtes nouvelles que débuta le romancier qui
devait entreprendre et mener àleur fin les plus longues et les plus
captivantes inventions de la littérature moderne. Le Cocher de
cabriolet, Blanche de Beaulieu , Cherubino et Celestini, Antonio, Maria,
et Le Bal masqué, Jacques I-er et Jacques II ont été réimprimés
sous le titre de Souvenirs d’Antony (1835); Pauline et Pascal Bruno
ont reçu le titre collectif de La Salle d’armes (1838). Viennent
ensuite des œuvres de plus longue haleine: Le Capitaine Paul (1838),
dont, si l’on en juge par un ex-dono de Dumas, l’idée première
appartiendrait àDauzats; Acté, suivi de Monseigneur Gaston de Phebus
(1839); Aventures de John Davy (1840); Le Capitaine Pamphile (1840.);
Maître Adam le Calabrais (1840); Othon l’Archer (1840); Aventures de
Lyderic (1842); Praxède, suivi de Don Martin de Freytas et de Pierre le
Cruel (1841); Georges (1843), dont, selon Mirecourt, Félicien Malefille
aurait pu revendiquer la paternité; Ascanio (1843), sur lequel,
toujours d’après le même pamphlétaire, M. Paul Meurice aurait pu
faire valoir les mêmes droits; Le Chevalier d’Harmental (1843),
d’où date l’alliance intime, féconde et hautement avouée par le
premier,de Dumas et de Maquet àlaquelle on a dû successivement :
Sylvandire (1844); Les Trois Mousquetaires (1844), le plus amusant et le
plus célèbre des romans de cape et d’épée et ses deux suites
dignes de leur aîné : Vingt ans après (1845) et Dix ans plus tard ou
le Vicomte de Bragelonne (1848-1850); Le Comte de Monte-Cristo
(184-1845), dont Fiorentino réclamait une part formellement niée par
Dumas et restée
inconnue àMaquet; Une Fille du Régent (1845); La Reine Margot
(1845); La Guerre des femmes (1845-1846); Le Chevalier de Maison-Rouge
(1846); La Dame de Monsoreau (1846); Le Bâtard de Mauléon (1846);
Mémoire d’un médecin (1846-1848) et ses deux suites : Ange Pitou
(1853) et La Comtesse de Charny (1853-1855); Les Quarante-Cinq, suite et
fin de La Dame de Monsoreau (1848). Alexandre Dumas, qui se flattait «
d’avoir des collaborateurs comme Napoléon a eu des généraux », eut
recours encore àHippollite Auger pour Fernande (1844), àM. Paul
Meurice pour Amaury (1844), àPaul Lacroix pour Les Mille et un
fantômes (1849), La Femme au collier de velours (1851), et pour Olympe
de Clèves (1852), etc. Parfois même il lui est arrivé de mettre ou de
laisser mettre son nom sur la couverture de livres qu’il n’avait pas
même lus, ainsi qu’il l’a reconnu plus tard pour Les Deux Diane de
M. Paul Meurice (1846-1847), ou pour Le Chasseur de Sauvagine de M. G.
de Cherville (1859), où sa part effective se réduisit, dit-il, ÃÂ
mettre un point sur l’i du dernier mot du titre. En revanche, on ne
lui a jamais disputé plusieurs autres romans moins célèbres, il est
vrai, que ceux dont les titres sont rappelés plus haut : Gabriel
Lambert (1844); Le Château d’Eppstein (1844); Cécile (1844); Les
Frères Corses (1845), émouvant récit, dédié àProsper Mérimée.
Malgré cette production sans exemple et qui dépassait tout ce
que la cervelle et même la main humaine avaient pu jusqu’alors
concevoir et exécuter, et le plus souvent gagnés par les directeurs
de journaux dont les traités restaient en souffrances, Dumas trouvait
encore le temps de surveiller la construction de la villa de
Monte-Cristo, près de Saint-Germain, et qui engloutit une partie des
sommes fabuleuses que lui rapportait sa plume, de parcourir d’octobre
1846 àjanvier 1847 l’Espagne et l’Algérie, en compagnie de son
fils et des autres, de prendre enfin la direction du
Théâtre-Historique dont le duc de Montpensier lui avait fait obtenir
la concession et où il se proposait « d’offrir chaque soir au peuple
une page de notre histoire ». L’inauguration en eut lieu le 20
février 1847 avec La Reine Margot, drame en cinq actes et treize
tableaux, tiré du roman portant le même titre, avec le concours
d’Auguste Maquet qui, outre deux adaptations antérieures des
Mousquetaires (Ambigu, 27 octobre 1845), et de La Fille du Régent
(Théâtre-Français, 14 avril 1846), produisit dans les mêmes
conditions : Le Chevalier de Maison-Rouge (Théâtre-Historique, 5 août
1847), dont le souvenir s’est perpétué par le fameux refrain Mourir
pour la patrie! devenu peu après le chant patriotique de 1848;
Monte-Cristo, drame en deux « soirées », innovation assez
malheureuse, suivie plus tard de deux autres « soirées »: Le Comte de
Morcerf et Villefort (1851); Catilina, drame (Théâtre-Historique, 14
octobre 1848); La Jeunesse des Mousquetaires, drame
(Théâtre-Historique, 10 février 1849), l’un des grands succès de
Mélingue; La Guerre des femmes, drame (avril 1849); Le Chevalier
d’Harmental, drame (Théâtre-Historique, 26 juillet 1849); Urbain
Grandier, drame (Théâtre-Historique, 30 mars 1850). C’est sur la
même scène que furent encore représentés Le Comte Hermann, drame (22
novembre 1849), et une adaptation d’Hamlet (15 décembre 1847),
qu’il a signée avec M. Paul Meurice et qui figure au répertoire
actuel de la Comédie-Française.
La révolution de février 1848 ne fut pour Dumas qu’une suite
de déceptions et le signal du déclin de son extraordinaire fortune.
Collaborateur d’une feuille quotidienne éphémère, La
Liberté (mars-juin 1848), et fondateur d’une revue politique
intitulée Le Mois (15 avril), qui n’eut pas une destinée beaucoup
plus brillante, bientôt menacé dans la source principale de ses
revenus par l’amendement Riancey qui assujettissait àun droit fiscal
le roman-feuilleton, traqué par ses créanciers personnels et par ceux
du Théâtre-Historique, il quitta Paris vers la fin de 1851 et vint se
fixer àBruxelles où il demeura jusqu’en
1854. C’est làqu’il écrivit : Un Gil Blas en Californie
(1852); Mes Mémoires (1852-1854); Isaac Laquedem (1852), sorte de
contre-partie du Juif Errant d’Eugène Suë, annoncée comme devant
former trente volumes, mais qui fut arrêtée par la censure impériale;
Le Pasteur d’Ashbourn (1853); El Saltéador (1853); Conscience
l’Innocent (1853); Catherine Blum (1854); Ingénue (1854), dont la
publication dans Le Siècle fut interrompue sur la réclamation d’un
descendant de Restif de la Bretonne; Les Mohicans de Paris
(1854-1858);Salvator (1855-1859), qui en forme la suite. Grâce au
dévouement de M.Noël Parfait, ancient représentant du peuple, qui
avait remis quelque ordre dans les finances de Dumas, celui-ci put, ÃÂ
son retour en France, retrouver une tranquillité relative.
De 1854 à1860, il fonda et dirigea Le Mousquetaire, devenu, en
1857, Le Monte-Cristo, «rédigé par M. Dumas seul», fit représenter
Romulus, comédie (Théâtre-Français, 15 janvier 1854); La Jeunesse de
Louis XIV, comédie , mais non jouée au Théâtre-Français,
représentée au Vaudeville àBruxelles le 20 janvier 1864 et reprise
en 1874 àl’Odéon; La Conscience, drame (Odéon, 7 novembre 1854);
L’Orestie, tragédie (Porte-Saint-Martin, 5 janvier 1856); Le Verrou
de la reine, comédie (Gymnase, 5 décembre 1856), intitulée d’abord
La Jeunesse de Louis XV et remaniée après son interdiction par la
censure; L’Invitation àla valse, comédie (ibid., 3 août 1857);
L’Honneur est satisfait, comédie (ibid., 19 juin 1858); Les Gardes
forestiers, drame (Grand-Théâtre de Marseille, 23 mars 1858), tiré de
Catherine Blum, roman cité plus haut; La Dame de Monsoreau, drame
(Ambigu, 10 novembre 1860), le dernier et l’un des meilleurs que
Maquet ait signés avec lui; enfin, il écrivit deux de ses meilleurs
romans, Les Compagnons de Jéhu (1857), et Les Louves de Machecoul
(1859).
Le voyage de Dumas en Italie (1860), la part plus ou moins
effective qu’il prit àl’expédition de Garibaldi en Sicile, son
séjour àNaples de 1860 à1864 inaugurent le début de la dernière
période de sa vie. Les œuvres s’y succèdent encore, de plus en plus
hâtives et improvisées, et sans qu’àde rares exceptions près, on
y sente percer, comme jadis, l’ongle du lion.
Il suffira de citer : Madame de Chamblay (1863),
(Porte-Saint-Martin); Les Mohicans de Paris, drame (Gaîté, 20 août
1864), interdit par la censure et autorisé par HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Napoleon_III" Napoléon III ÃÂ
qui Dumas avait adressé une curieuse supplique; La San Felice
(1864-1865); Les Blancs et les Bleus (1867-1868), épisode des guerres
de Vendée, qui fournit aussi le sujet d’un drame joué sous le même
titre au Châtelet en 1869.
Si longue que soit l’énumération qui précède, elle resterait
notablement incomplète si l’on n’y faisait point figurer trois
séries d’écrits où Dumas, tout en donnant carrière àson
imagination, a entendu raconter sa propre existence, celle de plusieurs
de ses contemporains et de ses amis, enfin quelques-uns des principaux
épisodes de l’histoire de France. Outre ses Mémoires déjÃÂ
cités, on trouvera beaucoup de particularités curieuses, mais le plus
souvent sujettes àcontestations,dans un fragment placé en tête de la
première édition de son Théâtre:
Comment je devins auteur dramatique, dans ses Souvenirs de 1830 à1842
(1854); dans ses Causeries (1860); dans Bric-à-Brac (1861), enfin dans
l’Histoire de mes bêtes (1868 ). Le second groupe est formé par Un
Alchimiste au XIXe siècle (le comte de Ruolz), premier chapitre de La
Villa Palmieri; Le Maître d’armes (1844), mémoires de Grisier; Une
Vie d’artiste (1854),la vie de Mélingue; La Dernière Année de Marie
Dorval (1854), touchant appel àla charité publique pour parvenir ÃÂ
lui ériger un tombeau; les Mémoires de Garibaldi (1860), soi-disant
traduits sur le manuscrit original; Les Morts vont vite (1861)
réminiscences sur Béranger, HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Alfred_de_Musset" Musset , Achille
Devéria, Eugène Suë, HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Francois-Rene_de_Chateaubriand"
Chateaubriand ,le duc et la duchesse d’Orléans, etc. En 1833, une
première étude historique : Gaule et France, était présentée comme
devant
former la tête d’une série de Chroniques qui ne fut pas
continuée après la seconde : Isabelle de Bavière (règne de Charles
VI) (1836, 2 vol.): Louis XIV et son siècle (1845-1846); Michel-Ange et
Raphaël (1846); Louis XV (1849); La Régence (1849); Louis XIV (1850);
Le Drame de Quatre-vingt-treize (1851); Histoire de deux siècles
(1852); Histoire de la vie politique et privée de Louis-Philippe
(1852); Les Grands Hommes en robe de chambre (César, Richelieu)
(1857).Il on préférera toujours les deux ou trois HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Conte" contes écrits pour les
enfants et restés des modèles du genre : Histoire d’un
casse-noisette (1845); La Bouillie de la comtesse Berthe (1845) et Le
Père Gigogne (1860).
Les toutes dernières et si tristes années de la vieillesse de
Dumas furent adoucies par le dévouement de sa fille, Mme Petel, et par
la sollicitude de HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Alexandre_Dumas_fils" son fils ,
qui finit par pourvoir àtous les besoins de sa vie matérielle; ce fut
dans la ville de Puys, près de Dieppe, qu’il s’éteignit le 5
décembre 1870, sans avoir conscience des désastres infligés àla
France, et sa mort passa forcément alors inaperçue. Au mois d’avril
1872, sa dépouille fut exhumée de la tombe provisoire où elle était
déposée et transportée, selon un vœu souvent exprimé par lui, au
cimetière de
Villers-Cotterets, en présence de la plupart de ses amis,
collaborateurs ou interprètes encore survivants. Le 4 novembre 1883,
fut inauguré sur la place Malesherbes, àParis, le monument dû ÃÂ
Gustave Doré, qui n’avait pu en voir l’achèvement et où il avait
placé au pied de la statue assise du grand romancier le personnage le
plus populaire de son œuvre (d’Artagnan), encadré par deux groupes
symbolisant les diverses classes de lecteurs que charmeront toujours ses
légendaires exploits.
Les portraits originaux de Dumas ne sont pas aussi nombreux que
pourrait le faire supposer sa très réelle célébrité. On ne peut
guère citer, parmi les
documents les plus importants, que deux lithographies d’Achille
Devéria, l’une en pied (sur un canapé), l’autre en buste et toutes
deux fort belles; un médaillon en bronze de David d’Angers; une autre
lithographie par Lelièvre (1833); un pastel par Eugène Giraud (1845);
un portrait en costume de Circassien par Louis Boulanger (Salon de
1859), appartenant au fils du modèle; une statue par Carrier-Belleuse,
àVillers-Cotterets; de très nombreuses caricatures et un certain
nombre de photographies; l’une d’elles, représentant Dumas en
manches de chemise et tenant dans ses bras une célèbre écuyère
américaine, miss Adah Menken, fut retirée du commerce sur la plainte
de la famille.
Force de la littérature, force de la nature, comme son héros
Porthos qu il aimait tant, il choisit de vivre sa vie. Cette vie
foisonnante, luxuriante, parfois criarde, jamais mesquine, tout entière
habitée par une généreuse lumière." (Jacques Chirac, HYPERLINK
"http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Dumas_pere--Discours_prononce_
a_loccasion_du_transfert_des_cendres_dAlexandre_Dumas_au_Pantheon_par_Ja
cques_Chirac" Discours prononcé àl occasion du transfert des cendres
d Alexandre Dumas au Panthéon , 30 novembre 2002)
ì¥Â@