Referat Alexandre Dumas

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Alexandre Dumas (père) Biographie et les oeuvres en résumé Alexandre Davy de La Pailleterie Dumas, dit Dumas. Illustre auteur dramatique et romancier français, fils du général Alexandre Dumas, né à Villiers-Cotterets (Aisne) le 5 thermidor an X (24 juillet 1802), mort à Puys, près de Dieppe, le 5 décembre 1870. Héros des guerres de la HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Revolution_francaise" Révolution et de l expédition d Egypte, son père, fils d un marquis normand et d une esclave de Saint-Domingue, meurt, alors que le jeune Alexandre n a que quatre ans. Des centaines de livres, des milliers de personnages et des millions de mots ne viendront jamais combler la cruelle absence de celui dont la figure héroïque hantera toute son oeuvre. De son propre aveu, Alexandre Dumas ne guérira jamais de "cette vieille et éternelle douleur de la mort de son père." Fils de mulâtre, Alexandre Dumas doit alors affronter les regards d une société française qui, pour ne plus être une société d Ancien Régime, demeure encore une société de castes. Elle lui fera grief de tout : son teint bistre, ses cheveux crépus, à quoi trop de caricaturistes de l époque voudront le réduire, sa folle prodigalité aussi. Certains de ses contemporains iront même jusqu à lui contester la paternité d une oeuvre étourdissante et son inépuisable fécondité littéraire qui tient du prodige. Restée veuve en 1806 et réduite aux modiques ressources , Mme Dumas ne put faire donner au fils qu’une éducation extrêmement sommaire et incomplète. L’enfant tenait, de son père, une constitution athlétique, une aptitude naturelle à tous les exercices du corps et une santé robuste. Les premiers chapitres de ses Mémoires renferment de nombreuses preuves de ce triple privilège. D’abord clerc d’avoué à Villers-Cotterets, puis à Crépy-sur-Oise, il vint en 1823 à Paris solliciter l’appui des anciens compagnons d’armes de son père, ralliés, pour la plupart, à la Restauration. Le général Foy, lui procura une place d’expéditionnaire dans les bureaux de la chancellerie du duc d’Orléans. Le jeune homme, qui se proposait bien un jour de vivre de sa plume, se trouva néanmoins fort heureux de devoir à son écriture un traitement de 1200 fr.. Bientôt il osa faire imprimer ses premiers essais : une Élégie sur la mort du général Foy (1825); un dithyrambe en l’honneur de Canaris (1826) et un petit volume de Nouvelles contemporaines (1826). En même temps, il collaborait à deux vaudevilles, La Chasse et l’Amour (Ambigu-Comique, 22 septembre 1825) et La Noce et l’Enterrement (Porte Saint-Martin, 21 novembre 1826), tous deux signés Davy et dont il partagea les minces profits avec son camarade de jeunesse, Adolphe de Ribbing (de Leuven), James Rousseau, Lassagne et Gustave Vulpian. D’autres tentatives dramatiques plus sérieuses, le drame d’où datent ses véritables débuts : Henri III et sa cour, représenté sur le Théâtre-Français le 11 février 1829, lui valut de véritables ovations (même le duc d’Orléans, bien que fort peu sympathique à son subordonné, donner lui-même le signal des applaudissements et le nomma bibliothécaire adjoint aux appointements annuels de 1500 fr). Alexandre Dumas avait écrit avant Henri III, drame,a cause de diverses circonstances avaient fait ajourner la représentation : ce drame, c’était Christine ou plutôt, pour lui donner le titre sous lequel il fut définitivement joué à l’Odéon le 30 mars 1830, Stockholm, Fontainebleau et Rome, , avec prologue et épilogue. Convié par Hugo à une lecture de Marion Delorme, alors arrêtée par la censure, il avoua hautement son admiration; aidé d’ HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Alfred_de_Vigny" Alfred de Vigny , retouché une centaine de vers de Christine, mal accueillis le soir de la première représentation. Au révolution de 1830, il fit le coup de feu parmi les insurgés et, sur l’ordre de La Fayette, se rendit en hâte à Soissons où, avec le concours de quelques habitants, il protégea une importante poudrière et en assura la possession au parti vainqueur. Admis au retour à faire connaître au roi lui-même son impression sur l’état des esprits, Dumas ne lui dissimula pas combien le remède lui semblait dangereux. Une violente passion conçue pour Mme Mélanie Waldor (fille de Villenave), et à laquelle celle-ci, mariée à un officier, ne pouvait légalement répondre, inspira à Dumas ce drame où, sous le nom d’Antony, il s’est peint lui-même, a-t-il dit, «moins l’assassinat» (Porte-Saint-Martin, 3 mai 1831),. En 1834, il fut question de le transporter à la Comédie-Française, mais un article du Constitutionnel le dénonça comme immoral : l’interdiction , seulement à la fin du second Empire ; de nos jours , Antony a repris sa place dans la série des matinées classiques organisées par l’Odéon. De 1831 à 1843, et sans préjudice des autres œuvres qui seront rappelées plus loin, Dumas occupa les diverses scènes de Paris avec les pièces suivantes: Napoléon Bonaparte ou Trente Ans de l’histoire de France, drame (Odéon, 10 janvier 1831), écrit en huit jours chez Harel qui retenait l’auteur en chartre privée; Charles VII chez ses grands vassaux, tragédie (Odéon, 20 octobre 1831), mal accueillie du public, malgré des beautés de premier ordre; Richard Darlington, drame (Porte-Saint-Martin, 10 décembre 1831), dû à la collaboration de Beudin et de Goubaux qui en avaient fourni à Dumas l’idée première, empruntée aux Chroniques de la Canongate de Walter Scott, et où Frédérick Lemaître déploya un talent prodigieux; Térésa, drame, (Opéra-Comique, Théâtre-Ventadour, 6 février1832) dont le scénario primitif était d’Anicet-Bourgeois; Le Mari de la Veuve, comédie (Théâtre-Français, 4 avril 1832), avec la collaboration d’Anicet-Bourgeois et de Durrieu qui ne furent point nommés sur le titre de la brochure; La Tour de Nesle, drame (29 mai 1832), l’un des succès les plus retentissants et les plus prolongés du théâtre contemporain , mais qui souleva entre Frédéric Gaillardet, auteur du texte primitif, Jules Janin qui l’avait retouché et Dumas qui avait presque entièrement récrit la pièce, une polémique terminée par un duel avec le premier et par un procès; Catherine Howard, drame (Porte-Saint-Martin, 2 avril 1834), tiré par Dumas d’un autre drame resté inédit et intitulé Edith aux longs cheveux; Angèle, drame (Porte-Saint-Martin, 28 décembre 1833), avec la collaboration d’Anicet-Bourgeois; Don Juan de Maraña ou la Chute d’un ange, mystère, musique de Paccini (Porte-Saint-Martin, 30 avril 1836), imité en partie des Ames du Purgatoire de HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Prosper_Merimee" Prosper Mérimée ; Kean, comédie (Variétés, 31 août 1836 ; Piquillo, opéra-comique avec Gérard de Nerval, musique de Monpou (Opéra-Comique, 31 octobre 1837); Caligula, tragédie (Théâtre-Français, 26 décembre 1837), dont la chute rappela celle de Charles VII et n’est pas mieux justifiée; Paul Jones, drame (Panthéon, 8 octobre 1838), représenté contre le gré de l’auteur qui avait laissé le manuscrit à l’agence dramatique Porcher en nantissement d’un prêt; Mademoiselle de Belle-Isle, drame (Théâtre-Français, 2 avril 1839), resté au répertoire; L’Alchimiste, drame (Renaissance, 10 avril 1839); Bathilde, drame (salle Ventadour, 14 janvier 1839), avec Auguste Maquet et Cordellier-Delanoue; Un Mariage sous Louis XV, comédie, avec Leuven et Brunswick (Théâtre-Français, 1er juin 1841 ;Lorenzino, drame, avec les mêmes collaborateurs (Théâtre-Français, 24 février 1842); Halifax, comédie (Variétés, 2 décembre 1842); Les Demoiselles de Saint-Cyr, comédie,avec Leuven et Brunswick (Théâtre-Français, 25 juillet 1843), qui provoqua entre le principal auteur et Jules Janin une polémique violente et qui, mal accueillie le soir de la première représentation, trouva un peu plus tard et garda le succès dont elle était digne; Louise Bernard, drame, avec Leuven et Brunswick (Porte-Saint-Martin, 18 novembre 1843); Le Laird de Dumbicky, comédie, avec les mêmes (Odéon, 30 décembre 1843); Le Garde forestier, comédie avec les mêmes (Variétés, 15 mars 1845). En dépit de sa longueur, cette liste ne renferme que les pièces signées par Dumas, avouées par lui ou réimprimées dans les deux éditions collectives de son Théâtre (1834-1836 ou1863-1874), mais non celles qu’il tira de la plupart de ses romans. Il nous faut maintenant revenir en arrière et rappeler les titres des principaux récits qui ont tour à tour distrait, ému ou charmé deux ou trois générations et qui se subdivisent en impressions de voyages, en romans et en chroniques historiques. Dumas a lui-même raconté comment, après l’insurrection de juin 1832 et une atteinte de choléra, dont il se ressentit d’ailleurs une partie de sa vie, les médecins et ses amis lui conseillèrent de quitter Paris durant quelques mois. De cette première excursion à travers la Bourgogne et la Suisse datent ces fameuses Impressions de voyage qui forment l’une des parties les plus attrayantes de son œuvre et qui ont si légitimement contribué à sa popularité. Ce sont, dans l’ordre chronologique: Impressions de voyage (en Suisse,1833); Excursions sur les bords du Rhin (1841); Une année à Florence (1840); Nouvelles impressions de voyag (Midi de la France,1841); Le Speronare (1842) voyage en Sicile ; Le Corricolo (1843); La Villa Palmieri (1843), relatifs au même séjour dans le sud de l’Italie; De Paris à Cadix (1848); Le Véloce ou Tanger, Alger et Tunis (1848); Le Caucase (1859); De Paris à Astrakan (1860), réimprime, sous le titre collectif de : En Russie. À cette série se rattachent, sans en faire cependant partie : l’ouvrage intitulé Quinze jours au Sinaï (1839), rédigé sur les notes du peintre Dauzats, ainsi que L’Arabie heureuse, pèlerinage d’Hadji-Abd-el-Hamid-Bey [Du Couret] (1855,1860); Les Baleiniers, journal d’un voyage aux Antipodes par le Dr Félix Maynard (1861) et le Journal de Mme Giovanni à Taïti, aux îles Marquises et en Californie (1855), présentés comme revus et mis en ordre par Alex. Dumas, sans que sa collaboration soit parfaitement établie. C’est par de courtes nouvelles que débuta le romancier qui devait entreprendre et mener à leur fin les plus longues et les plus captivantes inventions de la littérature moderne. Le Cocher de cabriolet, Blanche de Beaulieu , Cherubino et Celestini, Antonio, Maria, et Le Bal masqué, Jacques I-er et Jacques II ont été réimprimés sous le titre de Souvenirs d’Antony (1835); Pauline et Pascal Bruno ont reçu le titre collectif de La Salle d’armes (1838). Viennent ensuite des œuvres de plus longue haleine: Le Capitaine Paul (1838), dont, si l’on en juge par un ex-dono de Dumas, l’idée première appartiendrait à Dauzats; Acté, suivi de Monseigneur Gaston de Phebus (1839); Aventures de John Davy (1840); Le Capitaine Pamphile (1840.); Maître Adam le Calabrais (1840); Othon l’Archer (1840); Aventures de Lyderic (1842); Praxède, suivi de Don Martin de Freytas et de Pierre le Cruel (1841); Georges (1843), dont, selon Mirecourt, Félicien Malefille aurait pu revendiquer la paternité; Ascanio (1843), sur lequel, toujours d’après le même pamphlétaire, M. Paul Meurice aurait pu faire valoir les mêmes droits; Le Chevalier d’Harmental (1843), d’où date l’alliance intime, féconde et hautement avouée par le premier,de Dumas et de Maquet à laquelle on a dû successivement : Sylvandire (1844); Les Trois Mousquetaires (1844), le plus amusant et le plus célèbre des romans de cape et d’épée et ses deux suites dignes de leur aîné : Vingt ans après (1845) et Dix ans plus tard ou le Vicomte de Bragelonne (1848-1850); Le Comte de Monte-Cristo (184-1845), dont Fiorentino réclamait une part formellement niée par Dumas et restée inconnue à Maquet; Une Fille du Régent (1845); La Reine Margot (1845); La Guerre des femmes (1845-1846); Le Chevalier de Maison-Rouge (1846); La Dame de Monsoreau (1846); Le Bâtard de Mauléon (1846); Mémoire d’un médecin (1846-1848) et ses deux suites : Ange Pitou (1853) et La Comtesse de Charny (1853-1855); Les Quarante-Cinq, suite et fin de La Dame de Monsoreau (1848). Alexandre Dumas, qui se flattait « d’avoir des collaborateurs comme Napoléon a eu des généraux », eut recours encore à Hippollite Auger pour Fernande (1844), à M. Paul Meurice pour Amaury (1844), à Paul Lacroix pour Les Mille et un fantômes (1849), La Femme au collier de velours (1851), et pour Olympe de Clèves (1852), etc. Parfois même il lui est arrivé de mettre ou de laisser mettre son nom sur la couverture de livres qu’il n’avait pas même lus, ainsi qu’il l’a reconnu plus tard pour Les Deux Diane de M. Paul Meurice (1846-1847), ou pour Le Chasseur de Sauvagine de M. G. de Cherville (1859), où sa part effective se réduisit, dit-il, à mettre un point sur l’i du dernier mot du titre. En revanche, on ne lui a jamais disputé plusieurs autres romans moins célèbres, il est vrai, que ceux dont les titres sont rappelés plus haut : Gabriel Lambert (1844); Le Château d’Eppstein (1844); Cécile (1844); Les Frères Corses (1845), émouvant récit, dédié à Prosper Mérimée. Malgré cette production sans exemple et qui dépassait tout ce que la cervelle et même la main humaine avaient pu jusqu’alors concevoir et exécuter, et le plus souvent gagnés par les directeurs de journaux dont les traités restaient en souffrances, Dumas trouvait encore le temps de surveiller la construction de la villa de Monte-Cristo, près de Saint-Germain, et qui engloutit une partie des sommes fabuleuses que lui rapportait sa plume, de parcourir d’octobre 1846 à janvier 1847 l’Espagne et l’Algérie, en compagnie de son fils et des autres, de prendre enfin la direction du Théâtre-Historique dont le duc de Montpensier lui avait fait obtenir la concession et où il se proposait « d’offrir chaque soir au peuple une page de notre histoire ». L’inauguration en eut lieu le 20 février 1847 avec La Reine Margot, drame en cinq actes et treize tableaux, tiré du roman portant le même titre, avec le concours d’Auguste Maquet qui, outre deux adaptations antérieures des Mousquetaires (Ambigu, 27 octobre 1845), et de La Fille du Régent (Théâtre-Français, 14 avril 1846), produisit dans les mêmes conditions : Le Chevalier de Maison-Rouge (Théâtre-Historique, 5 août 1847), dont le souvenir s’est perpétué par le fameux refrain Mourir pour la patrie! devenu peu après le chant patriotique de 1848; Monte-Cristo, drame en deux « soirées », innovation assez malheureuse, suivie plus tard de deux autres « soirées »: Le Comte de Morcerf et Villefort (1851); Catilina, drame (Théâtre-Historique, 14 octobre 1848); La Jeunesse des Mousquetaires, drame (Théâtre-Historique, 10 février 1849), l’un des grands succès de Mélingue; La Guerre des femmes, drame (avril 1849); Le Chevalier d’Harmental, drame (Théâtre-Historique, 26 juillet 1849); Urbain Grandier, drame (Théâtre-Historique, 30 mars 1850). C’est sur la même scène que furent encore représentés Le Comte Hermann, drame (22 novembre 1849), et une adaptation d’Hamlet (15 décembre 1847), qu’il a signée avec M. Paul Meurice et qui figure au répertoire actuel de la Comédie-Française. La révolution de février 1848 ne fut pour Dumas qu’une suite de déceptions et le signal du déclin de son extraordinaire fortune. Collaborateur d’une feuille quotidienne éphémère, La Liberté (mars-juin 1848), et fondateur d’une revue politique intitulée Le Mois (15 avril), qui n’eut pas une destinée beaucoup plus brillante, bientôt menacé dans la source principale de ses revenus par l’amendement Riancey qui assujettissait à un droit fiscal le roman-feuilleton, traqué par ses créanciers personnels et par ceux du Théâtre-Historique, il quitta Paris vers la fin de 1851 et vint se fixer à Bruxelles où il demeura jusqu’en 1854. C’est là qu’il écrivit : Un Gil Blas en Californie (1852); Mes Mémoires (1852-1854); Isaac Laquedem (1852), sorte de contre-partie du Juif Errant d’Eugène Suë, annoncée comme devant former trente volumes, mais qui fut arrêtée par la censure impériale; Le Pasteur d’Ashbourn (1853); El Saltéador (1853); Conscience l’Innocent (1853); Catherine Blum (1854); Ingénue (1854), dont la publication dans Le Siècle fut interrompue sur la réclamation d’un descendant de Restif de la Bretonne; Les Mohicans de Paris (1854-1858);Salvator (1855-1859), qui en forme la suite. Grâce au dévouement de M.Noël Parfait, ancient représentant du peuple, qui avait remis quelque ordre dans les finances de Dumas, celui-ci put, à son retour en France, retrouver une tranquillité relative. De 1854 à 1860, il fonda et dirigea Le Mousquetaire, devenu, en 1857, Le Monte-Cristo, «rédigé par M. Dumas seul», fit représenter Romulus, comédie (Théâtre-Français, 15 janvier 1854); La Jeunesse de Louis XIV, comédie , mais non jouée au Théâtre-Français, représentée au Vaudeville à Bruxelles le 20 janvier 1864 et reprise en 1874 à l’Odéon; La Conscience, drame (Odéon, 7 novembre 1854); L’Orestie, tragédie (Porte-Saint-Martin, 5 janvier 1856); Le Verrou de la reine, comédie (Gymnase, 5 décembre 1856), intitulée d’abord La Jeunesse de Louis XV et remaniée après son interdiction par la censure; L’Invitation à la valse, comédie (ibid., 3 août 1857); L’Honneur est satisfait, comédie (ibid., 19 juin 1858); Les Gardes forestiers, drame (Grand-Théâtre de Marseille, 23 mars 1858), tiré de Catherine Blum, roman cité plus haut; La Dame de Monsoreau, drame (Ambigu, 10 novembre 1860), le dernier et l’un des meilleurs que Maquet ait signés avec lui; enfin, il écrivit deux de ses meilleurs romans, Les Compagnons de Jéhu (1857), et Les Louves de Machecoul (1859). Le voyage de Dumas en Italie (1860), la part plus ou moins effective qu’il prit à l’expédition de Garibaldi en Sicile, son séjour à Naples de 1860 à 1864 inaugurent le début de la dernière période de sa vie. Les œuvres s’y succèdent encore, de plus en plus hâtives et improvisées, et sans qu’à de rares exceptions près, on y sente percer, comme jadis, l’ongle du lion. Il suffira de citer : Madame de Chamblay (1863), (Porte-Saint-Martin); Les Mohicans de Paris, drame (Gaîté, 20 août 1864), interdit par la censure et autorisé par HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Napoleon_III" Napoléon III à qui Dumas avait adressé une curieuse supplique; La San Felice (1864-1865); Les Blancs et les Bleus (1867-1868), épisode des guerres de Vendée, qui fournit aussi le sujet d’un drame joué sous le même titre au Châtelet en 1869. Si longue que soit l’énumération qui précède, elle resterait notablement incomplète si l’on n’y faisait point figurer trois séries d’écrits où Dumas, tout en donnant carrière à son imagination, a entendu raconter sa propre existence, celle de plusieurs de ses contemporains et de ses amis, enfin quelques-uns des principaux épisodes de l’histoire de France. Outre ses Mémoires déjà cités, on trouvera beaucoup de particularités curieuses, mais le plus souvent sujettes à contestations,dans un fragment placé en tête de la première édition de son Théâtre: Comment je devins auteur dramatique, dans ses Souvenirs de 1830 à 1842 (1854); dans ses Causeries (1860); dans Bric-à-Brac (1861), enfin dans l’Histoire de mes bêtes (1868 ). Le second groupe est formé par Un Alchimiste au XIXe siècle (le comte de Ruolz), premier chapitre de La Villa Palmieri; Le Maître d’armes (1844), mémoires de Grisier; Une Vie d’artiste (1854),la vie de Mélingue; La Dernière Année de Marie Dorval (1854), touchant appel à la charité publique pour parvenir à lui ériger un tombeau; les Mémoires de Garibaldi (1860), soi-disant traduits sur le manuscrit original; Les Morts vont vite (1861) réminiscences sur Béranger, HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Alfred_de_Musset" Musset , Achille Devéria, Eugène Suë, HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Francois-Rene_de_Chateaubriand" Chateaubriand ,le duc et la duchesse d’Orléans, etc. En 1833, une première étude historique : Gaule et France, était présentée comme devant former la tête d’une série de Chroniques qui ne fut pas continuée après la seconde : Isabelle de Bavière (règne de Charles VI) (1836, 2 vol.): Louis XIV et son siècle (1845-1846); Michel-Ange et Raphaël (1846); Louis XV (1849); La Régence (1849); Louis XIV (1850); Le Drame de Quatre-vingt-treize (1851); Histoire de deux siècles (1852); Histoire de la vie politique et privée de Louis-Philippe (1852); Les Grands Hommes en robe de chambre (César, Richelieu) (1857).Il on préférera toujours les deux ou trois HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Conte" contes écrits pour les enfants et restés des modèles du genre : Histoire d’un casse-noisette (1845); La Bouillie de la comtesse Berthe (1845) et Le Père Gigogne (1860). Les toutes dernières et si tristes années de la vieillesse de Dumas furent adoucies par le dévouement de sa fille, Mme Petel, et par la sollicitude de HYPERLINK "http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Alexandre_Dumas_fils" son fils , qui finit par pourvoir à tous les besoins de sa vie matérielle; ce fut dans la ville de Puys, près de Dieppe, qu’il s’éteignit le 5 décembre 1870, sans avoir conscience des désastres infligés à la France, et sa mort passa forcément alors inaperçue. Au mois d’avril 1872, sa dépouille fut exhumée de la tombe provisoire où elle était déposée et transportée, selon un vœu souvent exprimé par lui, au cimetière de Villers-Cotterets, en présence de la plupart de ses amis, collaborateurs ou interprètes encore survivants. Le 4 novembre 1883, fut inauguré sur la place Malesherbes, à Paris, le monument dû à Gustave Doré, qui n’avait pu en voir l’achèvement et où il avait placé au pied de la statue assise du grand romancier le personnage le plus populaire de son œuvre (d’Artagnan), encadré par deux groupes symbolisant les diverses classes de lecteurs que charmeront toujours ses légendaires exploits. Les portraits originaux de Dumas ne sont pas aussi nombreux que pourrait le faire supposer sa très réelle célébrité. On ne peut guère citer, parmi les documents les plus importants, que deux lithographies d’Achille Devéria, l’une en pied (sur un canapé), l’autre en buste et toutes deux fort belles; un médaillon en bronze de David d’Angers; une autre lithographie par Lelièvre (1833); un pastel par Eugène Giraud (1845); un portrait en costume de Circassien par Louis Boulanger (Salon de 1859), appartenant au fils du modèle; une statue par Carrier-Belleuse, à Villers-Cotterets; de très nombreuses caricatures et un certain nombre de photographies; l’une d’elles, représentant Dumas en manches de chemise et tenant dans ses bras une célèbre écuyère américaine, miss Adah Menken, fut retirée du commerce sur la plainte de la famille. Force de la littérature, force de la nature, comme son héros Porthos qu il aimait tant, il choisit de vivre sa vie. Cette vie foisonnante, luxuriante, parfois criarde, jamais mesquine, tout entière habitée par une généreuse lumière." (Jacques Chirac, HYPERLINK "http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Dumas_pere--Discours_prononce_ a_loccasion_du_transfert_des_cendres_dAlexandre_Dumas_au_Pantheon_par_Ja cques_Chirac" Discours prononcé à l occasion du transfert des cendres d Alexandre Dumas au Panthéon , 30 novembre 2002) 쥁@