Referat LES TRANSPORTS

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LES TRANSPORTS Les moyens de transport en France sont très divers, même si la voie maritime et la route jouent un rôle dominant pour les marchandises, loin devant le chemin de fer, les conduites (gazoducs, oléoducs), la voie d’eau et l’avion, et si l’automobile est le mode privilégié pour le transport des voyageurs, devançant nettement le chemin de fer, l’avion, les autocars et les véhicules à deux roues. 1. Le transport maritime Il assure en France plus de 70% des transports de marchandises. En France, quelque 80 compagnies exploitent 211 navires sous pavillon français. Il faudrait y ajouter 105 navires sous des pavillons de complaisance (soit un tiers de la flotte controlée par des entreprises françaises). Les principaux groupes français sont: la Compagnie générale maritime qui a regroupé la Compagnie Générale transatlantique et les Messageries maritimes; le groupe Delmas-Vieljeux qui comprend nottamment la Société nationale d’outre-mer; la Compagnie nationale de navigation qui contrôle aussi la Société Française de transports pétroliers (SFTP); la société Louis Dreyfus qui contrôle CENTRAMAR et la société d’activités off shore Travocean. Aucun groupe français n’est de taille mondiale, malgré les concentrations qui se sont opérées. L’emploi dans le transport maritime a diminué rapidement au cours des dernières années, malgré le fait que le traffic ait fortement augmenté. La main d’oeuvre française est chère. Dans les années 1990, les gains rapides de salariés, accrus de l’augmentation rapide des congés, des frais de conduite et de répatriement ont absorbé les très importants gains de productivité. Les transports maritimes sont peux coûteux en infrastructures, essentiellement constitués par des ports maritimes. Les dépenses de port et de canal sont largement pris en charge par L’Etat. Il existe deux types de ports : les grands ports maritimes (Marseille, Le Hâvre, Rouen, Nantes et Bordeaux) et fluviaux (Paris et Strasbourg) qui sont des « ports autonomes ». Ils ont le statut d’établissement public et sont dotés d’un conseil d’administration composé de représentants de l’Etat, des collectivités locales, des représentants des chambres de commerce et d’industrie et des personnalités compétentes. Ils sont dirigés par un fonctionnaire nommé par l’Etat. L’Etat subventionne donc largement le transport maritime à travers la part qu’il prend des dépenses portuaires. La flotte française est la 25e du monde, avec moins de 1% du tonnage mondial et 211 navires. 2. La navigation intérieure La navigation intérieure ne concerne que le transport des marchandises. Le seul traffic de voyageurs est de caractère touristique, le plus souvent sur des distances réduites. Plus significatif est le développement récent du tourisme fluvial qui utilise un réseau national de 8500 km de rivières navigables et de canaux (le plus long de l’Europe). Le nouvel établissement public «Voies navigables » de France loue les navires de plaisance aux touristes, entretient les ports et assure la promotion de cette activité. Voies navigables et port. Si la France possède le réseau de rivières navigables et de canaux le plus étendu de l’Europe, elle a aussi la plus faible proportion de voies navigables à grand gabarit, c’est-à-dire accessibles aux bateaux de plus de 1000 tonnes. La France dispose cependant d’un certain nombre de ports fluviaux importants. Celui de Paris est le deuxième port fluvial de l‘Europe et Strasbourg le huitième port français. La flotte est, pour l’essentiel, aussi inadaptée au trafic moderne que les réseaux : les échanges avec l’étranger sont de plus en plus déficitaires, malgré l’augmentation de la part du trafic international, plus compétitif parce qu’assuré par des bateux à grand gabarit. La chûte du trafic est due pour une bonne part à la baisse du transport des produits pétroliers, chimiques et métallurgiques, et selon la conjuncture, aux variations du volume de matériaux de construction. Malgré ces résultats peu encourageants, la navigation intérieure présente de nombreux avantages: elle est peu coûteuse; elle est économique en énergie (20% moins que le chemin de fer et cinq fois moins que le camionage); elle contribue à l’approvisionnement des ports français, comme au maintien d’industries lourdes loin de côtes; elle est peu agressive pour l’environnement et les canaux présentent un cetain charme, contrairement aux autres infrastructures de transport. 3. Le chemin de fer Est concurrencé de plus en plus séverèment par le camionnage au cours du XXe siècle et aussi par la voie navigable et l’avion pour le traffic des voyageurs et des marchandises de valeur à moyenne et longue distance. Il assure cependant encore en France, qui dispose du meilleur réseau ferroviaire du monde, quelque 30% du trafic intérieur de marchandises et un huitième du trafic de voyageurs. Le réseau ferré français se rattache au système européen, le plus ancien et le plus dense du monde. Il est généralement considéré comme le meilleur du monde et comprend 33 446 km de voies. Le réseau à grande vitesse. La contribution des lignes à grande vitesse TGV marque une nouvelle étape : l’amorce de la constitution d’un nouveau réseau national, appelé à être l’embryon d’un réseau européen, de lignes spécialisées dans le trafic de voyageurs, conçues pour la grande vitesse. Le projet est né d’un triple constat : • saturation de certaines lignes, et d’abord de Paris-Lyon, où des travaux coûteux auraient été nécessaires pour continuer à acheminer à la fois le trafic des voyageurs et celui des marchandises. • pertes de parts de marché au profit de l’automobile (distances moyennes) et de l’avion (longues distances) • fiabilité technique de trains circulant jusqu’à 300km/h Le trafic des voyageurs. Il stagne depuis trois ans, mais il n’est pas interdit de penser qu’il s’agisse là d’une pause conjoncturelle dans la croissance qui ne se démentit pas en longue période malgré la concurrence de l’ automobile et de l’avion, à condition de rétablir la confiance des usagers, compromise par l’introduction mal préparée de la nouvelle tarification. La situation française est à cet égard beaucoup plus favorable que celle de la plupart des pays développés. Elle le doit indéniablement à la qualité, à la vitesse et à sa régularité exceptionnelle, des services qu’elle assure, qui lui valent une réputation méritée de meilleur réseau ferroviaire mondial. 4. Le transport routier Est devenu, au moins pour les transports à courte et moyenne distance, et donc pour les transports intérieurs, au cours du XX e siècle, le mode dominant. On distingue trois modes utilisant une infrastructure commune: le transport individuel de voyageurs, utilisant des véhicules possédés ou mis à la disposition des ménages et des entreprises : automobiles, véhicles à deux roues; le transport collectif de voyageurs, en milieu interurbain ou intraurbain, utilisant les autocars et des autobus; transport routier de marchandises, assuré par des entreprises spécialisées de transport (transport pour compte d’autrui) ou par des entreprises non spécialisées pour leurs propres besoins (transport pour compte propre). Le transport collectif routier de voyageurs On compte en France 3045 entreprises de transport de voyageurs, dont 2865 de transport routier et 180 de transport urbain (plus la RATB). Les entreprises de transport routier assurent, de façon indifférenciée, des services interurbains réguliers, des transports scolaires ou du ramasage de personnel pour des entreprises et des transports occasionnels (locations d’autobus). Le transport routier (autocars) est une activité qui se porte mieux qu’on ne le dit. Le trafic interurbain, longtemps en déclin, est à nouveau dans une phase de croissance. Le transport scolaire augmente lentement. Le transport occasionnel, longtemps en croissance assez rapide, stagne depuis quelques années. Seul le transport de personnel est en chûte assez rapide, du fait de la banalisation de l’automobile chez les salariés. Mais au total, le trafic est stable, ce qui concerne une performance très encourageante face à la concurrence de l’automobile et du chemin de fer. 5. Le transport aérien S’oppose au transport maritime par sa vitesse et par ses coûts élevés, mais aussi par son trafic qui concerne surtout les voyageurs : même si sa part de marché dans le transport des marchandises est très faible en volume (0,3% du commerce extérieur), elle ne l’est pas en valeur (15%). Air France est née en 1993 de la fusion de cinq compagnies privées (plus une sixième en 1946). Elle est devenue en 1945, une société nationale à capitaux publics et privés, puis, en 1948, une société d’économie mixte dont l’Etat détient 99.38% des capitaux.Les aéroports constituent la principale infrastructure, relativement peu coûteuse, du transport aérien. Les aéroports ont souvent une personnalité juridique propre et un statut public. Aéroports de Paris est un établissement public qui gère notamment Orly, Roissy-Charles de Gaulle et Le Bourget. Les autres aéroports sont, pour la plupart, gérés par une chambre de commerce et d’industrie. Outre les aéroports parisiens, Nice-Côte-d’Azur, Marseille-Province, Lyon-Satolas, Toulouse-Blagnac et Bordeux-Merignac sont des aéroports long-courriers, avec une piste d’une longueur au moins égale a 3000 m, ouverts au trafic international. Paris est, en 1992, le deuxième aéroport du monde (apres Londres) pour le nombre des passagers internationaux, le huitième pour les passagers intérieurs, le sixième pour le fret et le dixième pour le nombre de mouvements d’avion. Le réseau français de lignes aériennes, bien que très maille comme celui de tous les pays développés, est caractérisé par son organisation autour du pôle principal de Paris. Le réseau international d’Air France est un des plus étendus du monde. Le trafic aérien français est le cinquième du monde (après les Etats-Unis, l’ex URSS, le Japon et le Royaume-Uni) et en représente 3% pour les passagers. Sur le plan national, Air France représentait 53% du trafic en voyageurs-km, 76% en tonnes-km. On estime qu’un visiteur étranger sur sept vient en avion et qu’un Français sur six qui va en vacances à l’étranger utilise l’avion. 쥁`