Referat Le Telephone En France
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Le téléphone en France
             Les débuts difficiles
L histoire des téléphones commence en 1876 avec le premier système de
communication électrique. Si le principe nous semble simple
aujourd hui, il constitue une évolution majeure, àl époque du règne
du télégraphe de Chappe et du courrier postal. L histoire des
téléphones en France suit une évolution de loin moins rapide qu outre
atlantique : le gouvernement s appuie sur son réseau très bien
implanté de télégraphie optique, négligeant ces nouveaux venus que
sont le téléphone et le télégraphe électrique de Samuel Morse. La
France accumule un retard important jusqu aux années 70, époque de la
grande démocratisation du téléphone. Ce retard explique la relative
rareté des téléphones anciens en France, contrairement aux Etats Unis
où acheter un modèle 1910 est presque aussi facile que de trouver un
big mac. Téléphone de Bell
         Ecouteur d Arsonval,1890
La technologie française
Cette réticence de l état français n empêche pas les inventeurs
nationaux de se livrer àtoute sorte d améliorations du système. On
remarque les travaux d Ader, l aviateur, pour son microphone àcharbon,
d Arsonval, pour son récepteur électromagnétique plus sensible que
les modèles traditionnels. Malgré ces quelques exeptions, la
technologie est en retard et l idée du téléphone "automatique" est
une invention américaine de la fin du XIXeme siècle. Elle ne traverse
l atlantique qu en 1912. La France l expérimente un an plus tard ÃÂ
l échelle d une ville. C est pour cette raison qu on ne trouve pas de
téléphones àcadran français avant 1913.
            Opératrice en 1890
La vie des centraux téléphoniques
En attendant l installation de l automatique sur l ensemble du
territoire (qui n est effective qu àla fin des années 1970...), les
centraux téléphoniques hébergent un personnel nombreux et qualifié.
Les plus célèbres figures de ce microcosme sont les demoiselles du
téléphones, ainsi appelées parce que cette catégorie de personnel
était recrutée exclusivement parmi des jeunes fille célibataires,
dont l éducation et la morale sont irréprochables. Elle perdaient
généralement leur emploi lorsqu elles se mariaient... Ces demoiselles
sont aussi des cibles parfaites pour les clients mécontents du service.
On leur reproche leur mauvaise humeur, la lenteur de l établissement
des communication,... Dans le contexte du début du siècle, les
abonnés sont surtout des gens fortunés qui ne supportent pas que le
"petit personnel" ai autant d influence sur leur affaires. Pourtant, des
concours d efficacité sont organisés pour améliorer la qualité du
service : on met en compétition des opératrices pour assurer le
maximum de connexions àl heure. Les records sont de l ordre de 400
établissement de connexion / heure, qui correspond àune communication
toute les dix secondes...
             Le travail des opératrices consiste ÃÂ
recevoir chaque appel d un abonné faisant partie de son secteur, àlui
demander le correspondant voulu, et àle mettre en relation avec son
correspondant. L opération se résume ainsi :
l abonné décroche son téléphone et tourne la manivelle.
l opératrice voit le volet d appel de l abonné "chuter".
elle branche son casque sur le circuit de l abonné, demande le numéro
du correspondant.
S il s agit d un abonné de son secteur, elle appelle directement ce
correspondant, et met les deux abonnés en relation en branchant les
deux fiches Jack d un "dicorde
S il s agit d un abonné d un autre secteur, ou d un autre central, elle
appelle l opératrice correspondant àce central et lui transmet la
demande. Elle relie alors l appelant sur un circuit auxiliaire (le
multiple) qui le renvoie vers la nouvelle opératrice, qui se charge du
reste de l opération.
Le fait que chaque opératrice ai un secteur géographique attribué
fait naître des complicités avec les abonnés. C est pourquoi
l administration modifie l attribution des secteur régulièrement.
             La fin du téléphone manuel
Elle intervient àla fin des années 1970. La France décide au début
1970 d étendre les capacités de son réseau. Des innovations
technologiques font leur apparition comme la commutation électronique
temporelle. Les anciens centraux automatiques étaient basés sur deux
principes :
le système électromécanique Rotary
le système électromécanique CrossBar
Ces deux systèmes sont efficaces, mais terriblement fragiles. Ils
nécessitent un entretien régulier (réglages de précision des relais)
fait par un personnel qualifié. Les pannes sont nombreuses, et le coût
d exploitation élevé. Le commutateur électronique supprime ces
inconvénients, en améliorant les temps d acheminement de l appel. Le
premier central électronique est le E1. Il ne sera détrôné qu avec
l arrivée du réseau intégralement numérique, le RNIS. Sélecteur
Siemens,1912
             Des chiffres, et des lettres...
Les premières applications du téléphone sont vouées aux
communications essentiellement locales, ou dans un groupe restreint
d utilisateurs. Un opérateur, ce sont alors des hommes, établit les
connexions manuellement entre les divers abonnés. Et comme ceux-ci ne
sont pas nombreux, il les connaît tous. Lorsque l état décide
d implanter les premiers réseaux àvocation "grand public", il devient
nécessaire de codifier les utilisateurs, c est àdire de leur
attribuer une "adresse" téléphonique. La plus simple codification est
de donner un numéro par l ordre chronologique de demande d abonnement.
Et c est la méthode qui sera adoptée. En outre, comme le nombre
d abonnés croit, on installe de nouveaux centraux. Les abonnés sont
alors reconnus par un numéro au sein d un central. Par exemple, si M.
Dupont est le 273 ième abonné du central Opéra àParis, on le joint
en demandant " Opéra 273 ".
             L automatique arrive en France en 1912. Le
problème est alors d établir une transition entre l existant et le
futur : comment conserver un codage qui fait appel àdes chiffres et
des lettres, en ayant àsa disposition un cadran qui ne connaît que 10
combinaisons ?
Dans " La téléphonie automatique " par H. Milon (1914), l auteur
s interroge sur la capacité des usagers àmémoriser et composer des
séquences de 6 chiffres. Comment faire admettre aux abonnés qu ils
doivent désormais composer le numéro, alors qu il suffisait simplement
de le " demander " auparavant...
             La compatibilité des téléphones
L un des soucis majeurs lorsqu on fait évoluer une technique est
conserver une compatibilité, ce qui autorise le remplacement d une
partie du système en continuant d utiliser une autre partie. En
téléphonie, ce principe a été suivit dès le début : les
téléphones du début du siècle sont ainsi encore compatibles du
réseau actuel (moyennant quelques "règles" de branchement). Ainsi, il
est possible d utiliser sans aucune modification un PTT24, simplement en
reliant les points L1 et L2 sur la ligne téléphonique. En revanche, il
est plus difficile d appeler avec un Marty 1910, puisque celui-ci ne
comporte pas de disque d appel. On peut cependant recevoir un appel et
converser normalement, pour peu que la batterie locale soir branchée
sur l appareil.
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