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Au centre du bassin parisien, le site de la capitale est l’œuvre de
la Seine, qui coulait à35 m au-dessus de son niveau actuel, et a
éventré les calcaires et les sables tertiaires.
La tradition centralisatrice de Paris, s’est affirmée depuis le
Premier Empire jusqu’en 1960.Capitale politique, administrative,
économique et culturelle, le Paris du 20e s. a connu une extension
rapide mais désordonnée, aussi, un plan directeur a-t-il été mis en
œuvre, pour corriger le sous équipement et la confusion qui
menaçaient la région.
Cette exposé a la prétention de faire connaître toutes les
merveilles de Paris.
LE PALAIS DE CHAILLOT
Le PALAIS DE CHAILLOT, qui couronne les pentes de la colline du
Trocadéro vers la Seine et a pris son aspect actuel en 1937,
représente bien l’architecture de l’ entre – deux guerres. La
sévérité du matériau accentue l’aspect grandiose de l’édifice,
puissamment scandé par les longues fenêtres verticales. La terrasse
centrale, d’où jouit d’une superbe vue sur Paris, recouvre la plus
vaste salle de théâtre de la capitale, celle du Théâtre National
Populaire, qui a réussi àrendre le théâtre accessible aux moins
fortunés et a profondément influencé les metteurs en scène
contemporains.
Les deux longues ailes en demi-cercle abritent le Musée
Ethnographique, le Musée des Monuments Français (moulages de
sculptures et fresques du Moyen – Age).
De la terrasse on descend vers la Seine, le long d’une belle pièce
d’eau, pour atteindre la Tour Eiffel.
LA TOUR EIFFEL
On n’imagine plus Paris sans elle. Construite par Eiffel, de 1887 ÃÂ
1889, comme un défi de l’architecture métallique aux règles
traditionnelles de la construction, elle est aujourd’hui l’émetteur
de télévision de la region parisienne. Divisée en 3 étages: le
premier atteint 57 m, le second 115 m, le troisième 276 m d’altitude
(le sommet de l’antenne atteint 320 m). De sa dernière plateforme, on
découvre, par beau temps, Paris et sa banlieue la plus liontaine. La
dentelle de fer n’offre que peu de prise au vent, dont l-action est
amortie par les caissons hydrauliques sur lesquels reposent les quatre
pieds de la Tour.
Le profil arrondi que dessinent les 12.000 pièces métalliques jointes
par 2.500.000 rivets est d’une élégance purement fonctionelle, et
préfigure l’art industriel pour lequel la Tour a maintes fois depuis
1889 essuyé les sarcasmes des conservateurs.
LE CHAMP DE MARS
Ce vaste rectangle de verdure aménagé par FORMIGE entre 1908 et 1928
s’étend enarrière de la Tour Eiffel jusqu’àl’Ecole Militaire.
Près de la Tour, c’est un jardin àl’anglaise avec d’ agréables
chemins tournant autour des rochers, des cascades et des lacs ombragés.
Vers l’Ecole, ses vastes avenues géométriques lui conservent la
rigueur du parc àla française. Ici, le 14 juillet fut célébré pour
la première fois, en 1790, par les 14.000 délégués des
départements, devant Louis XVI.
L’ECOLE MILITAIRE
Cet édifice, qui ferme la perspective du Champ de Mars, fut construit
àla fin du règne de Louis XV, par l’un des meilleurs architectes du
XVIIIème siècle, Jaques-Ange Gabriel, (entre 1751 et 1773) qui
évita le risque de monotonie de la longue façade par un avant - corps
précédé d’un portique. Mais la véritable façade donne sur la Cour
d’ Honneur et peut se voir de la Plaçe de Fontenoy.
On y sent déjàce goût des fprmes antiques, géométriques et
sévères, qui va dominer les styles Louis XVI et Empire. Deux petites
portiques de colonnes doriques jumelées encadrent la façade, faite de
trois pavillons reliés par une double colonnade qui rappelle àla fois
celle du Louvre et celle que Gabriel réalise au même moment, Place de
la Concorde.
L’UNESCO
La Maison de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la
Science et la Culture, construite de 1955 à1958, est un véritable
musée d’art contemporain par la hardiesse de son architecture en Y
aux façades incurvées et de sa décoration àlaquelle ont collaboré
les plus célèbres artistes du monde (mobiles de Calder, céramiques de
Miro).
Faute de place, les bâtiments ont dû s’enterrer, comme la belle
salle des séances es béton brut, de Nervi, ou le bâtiment souterrain
de quatre étages, de Zehrfuss (1965), ouvert sur un très élégant
patio.
L’HOTEL DES INVALIDES
Immédiatement en arrière de l’église Saint – Louis des Invalides
se trouve le bâtiment construit par Louis XIV pour les soldats
infirmes(immense, quadrilatère qui rappelle par son organisation
intérieure très simple, l’Escorial. Aujourd’hui, avec quelques
invalides et des bureaux militaires, y est installé le Musée
Historique de l’Armée, premier musée militaire du monde par ses
riches collections d’armes, d’armures, de drapeaux, d’uniform, de
soldats de plomb…, qui passionnent les amateurs d’armes et
d’histoire militaire.
On sort sur la Place des Invalides par un jardin précédé de remparts
garnis de canons de l’Ancien Régime. Se retourner pour admirer la
façade de Bruand, longue de 210 m, creusée par quelques 200 fenêtres
réparties, avec des dimensions de plus en plus réduites,sur quatre
étages. Cette longue façade évite la platitude grâce au colossal
portail central dont l’encadrament, montant jusqu’au sommet du toit,
retombe sur les grandes statues de Mars et de Minerve, par Coustou,
symboles de la Vaillance et de la Sagesse.
La vaste esplanade aménagée entre 1704 et 1720, dégage comme il
convient la perspective de cette façade sur laquelle vient se raccorder
parfaitement le dôme de l’église, preuve de l’affinité de style
de deux architectes.
A l’Est s’étned le « quartier des Ministères ». Grandes
administrations et ambassades se sont installées dans les hôtels
aristocratiques construit ici au XVIIIè-me siècle, àl’époque où
faute d’espace libre, le Marais se vide. L’Etat a ainsi sauvegardé
une des meilleures parts du patrimoine architectural français, et
souvent avec goût, comme on le voit au Musée Rodin.
LE MUSEE DE L’ARMEE
Le Musée de l’Armée situé dans l’un des plus beaux monuments de
paris, L’Hôtel des Invalides construit par Louis XIV est un musée
d’Art, de Technique et d’Histoire. Les collections présentées au
public sont parmi les plus riches du monde, elles permettent de retracer
l’évolution de l’armament et de l’équipement, de la Préhistoire
ànos jours. Après les silex préhistoriques et les premières armes
métalliques on verra impressionnante série d’armures ; des salles
consacrées aux armes depuis l’Ancien Régime jusqu’au Second
Empire, et plus près de nous, l’évocation des grands conflits
mondiaux de 1914-1918 et 1939-1945.
A côté des armes blanches, armes àfeu, uniformes et drapeaux, de
prestigeux souvenirs évoquent d’illustres personnages, les armures et
épées de Fraçois ler, Louis XIV, les uniformes et de nombreux objets
ayant appartenu àNapoléon.
LA PLACE VENDOME
La plus harmonieuse des places parisiennes, fut construite sous Louis
XIV. Jules Hardouin – Mansart éleva d’abord les façades, qu’il
vendit avec les terrains en arrière àdes particuliers qui achevèrent
ensuite les hôtels. La parfaite régularité de son quadrilatère ÃÂ
pans coupés, la majesté sereine des arcades du rez – de –
chaussée et des pilastres corinthiens des étages, l’élégance des
fenêtres, des mansardes, le discret décrochement des avant – corps
àfronton en triangle formaient un cadre exceptionnel pour la
gigantesque statue de Louis XIV, abattue en 1792 et remplacée sous
l’Empire par une colonne de 41 m réplique de la Colonne Trajane de
Rome. La fonte de 1.200 canons pris àAusterlitz fournit les plaques de
bronze qui recouvrent et qui représentent la Campagne de 1805.
LA RUE DE LA PAIX
Bordée des noms les plus prestigieux du commerce parisien, elle
conduit àla Place de l’Opéra, centre de l’activité parisienne,
environnée de grands magasins, de restaurants, de théâtres, de mousic
– halls, de cinémas d’exclusivité qui y maintiennent un mouvement
de foule permanent jusqu’àune heure anceée de la nuit.
L’OPERA
Construit àpartir de 1861 par Charles Garnier, qui voulut ainsi faire
de Napoléon III l’égal des grands souverains bâtisseurs. C’est le
plus grand théâtre lyrique; la scène peut contenir 450 figurants.
L’Opéra est doté d’une extrême richesse décorative. Suréléves
sur un grandperron de dix marches, les vestibules s’ouvrent par sept
arcades en plein cintre séparées par des groupes sculptés. A
l’étage, le foyer s’ouvre par une loggia àseize colonnes
géminées doublant les petites colonnes qui encadrent les portes –
fenêtres surmontées de bustes de compositeurs.Enfin, un large attique
sculpté surmonté de deux grands groupes de bronze laisse voir la
surface verte du dôme surbaissé qui coiffe la grande salle, et le
fronton couronné d’un Apollon élevant sa lyre, au dessus de la
limite entre la salle et la scène.
A l’intérieur comme àl’extérieur, le jeu des pierres blanches,
des marbres de toutes couleurs et du bronze doré,rehausse la majesté
des proportions. Cette volonté d’atteindre au grandiose s’affirme
avec succès dans le magnifique grand par Chagall, dont la poésie
s’accorde sans fausse note au somptueux décor.
LA MADELEINE
La fin du XVIIIème siècle a connu un vif regain d’intérêt pour
l’art gréco-romain, et quand Napoléon ler voulut édifier un
« temple de la Gloire », il choisit le projet de Vignon, copie d’un
temple romain entièrement entouré de colonnes corinthiennes, colonnes
de 20 m de hauteur. Le fronton, sculpté par Lemaire représente le
jugement dernier. L’édifice sera achevé en 1840 seulement, et pourvu
alors d’une décoration trop riche dont on retiendra surtout le
baptême du Christ de Rude et le mariage de la Vierge de Pradier, de
part et d’autre du vestibule.
LE MARCHE AUX FLEURS
Dés le printemps, un marché multicolore fleirit la place invitant le
promeneur àflaner parmi les bouquets et les cris des marchandes.
PLACE DE L’ETOILE ET ARC DE TRIOMPHE
Ainsi appelée parce que douze avenues rayonnent àpartir de l’Arc de
Triomphe situé en son centre. Le dessin de la place n’a été achevé
qu’un 1854 alors que l’Arc de Triomphe fut inauguré en 1836.
Haut de 50 m, large de 45 m, l’Arc de Triomphe, édifié àla gloire
de l’armée de Napoléon Ier, présente en particulier, des bas reiefs
célèbres: La Marseillaise (Rude), le Triomphe (Corrot), la
Résistance, la Paix (Etex).
Sous la voûte, depuis le 11 Novembre 1920 (anniversaire
de l’Armistice terminant la Prèmiere Guerre Mondiale), repose le
Soldat Inconnu, en mémoire des victimes des guerres.
Un musée situé àl’intérieur de l’Arc retrace l’Histoire du
monument.
LA DEFENSE
C’est le Nouveau Quartier des Affaires, situé dans le prolongement
des Champs-Elysées et de l’Arc de Triomphe ; un ensemble de tours
de plus de 30 étages, que l’on apercoit àplusierus kilomètres.
LES CHAMPS-ELYSEES
Une des plus célèbres avenues du monde, reliant la place de
l’Etoile àplace de la Concorde. Elle constitue le début d’unde
grande perspective qui, en ligne droite sur 6 km, par l’avenue de la
Grand Armée, atteint le Rond- point de la Défense.
L’avenue comprend deux parties séparées par un carrefour circulaire
orné de quatre fontaines et Rond-point des Champs-Elysées.
De l’Etoile àce Rond-point l’avenue, large de 80 m, est bordée
d’immeubles, aujourd’hui voués au commerce pour la plupart. Du
Rond-point àla Concorde, les Champs-Elysées deviennent un
parc-promenade bordé de pelouses et de jardins, abritant, sur le
gauchem le Palais de Elysée, résidence du Président de la
République, et sur la droite, le Grand Palais et le Petit Palais,
séparés par l’avenue Winston Churchill.
LE GRAND PALAIS – LE PETIT PALAIS
Ils ont été construits pour l’Exposition Universelle de 1900. Le
Grand Palais, d’une façade de 240m est toujours utilisé pour divers
Salons ou Expositions. Une partie de l’édifice est occupée en
permanence par le Palais de la Découverte, où sont présentés les
derniers progrès de la Science. Le Petit Palais abrite les collections
diversese acquises par la Ville de Paris.
LA PLACE DE LA CONCORDE
A l’entrée de la Place de la Concorde se dressent, de part et
d’autre, les chevaux de Marly.
Cette place en 84.000 m2 fut aménagée de 1748 à1763 par
l’architecte Gabriel sous le nom de Place Louis XV pour servir de
cadre àla statue de ce roi.
Cest parce que son successeur, Louis XVI y fut guillotiné le 21 Javier
à1793, qu’elle prit le nom Place de la Révolution jusqu’à1795.
Appelée une premiere fois Place de la Concorde àcette date, elle
redevint place Louis XV en 1815 puis Place Louis XVI de 1826 à1830.
La Révolution de 1830 lui rendit son nom de Place de la Concorde. En
1836 fut érigé en son centre l’Obélisque, monument sans coloration
politique, transporté depuis le temple égyptien de Louqsor.
A l’opposé de la Seine se dressent deux, hôtels magnifiques
exemples de style Louis XV: le Ministère de la Marine et l’Hôtel
Clinton.
Aux chevaux de Marly correspondent, de l’autre côté de la place,
les Chavaux Ailés qui encadrent l’entrée des jardins des Tuileries.
LES JARDINS DES TUILERIES
Au XVIème siècle, en même tempsqu’un nouveau palais jouxtant celui
de Louvre, Catherine de Médicis fit aménager un parc « ÃÂ
l’italienne ».
Le palais de Tuileries fut détruit lors de l’insurrection parisienne
de la Commune, mais les Jardins des Tuileries, déjàtransmormés au
XVIIème siècle par Le Nôtre, sur les instructions de Colbert,
ministre de Louis XIV, sont aujourd’hui le type achevé du « jardin
français »
Dominant la Seine, la terrasse du Bord de l’eau ; àl’opposé, le
longde la rue de Rivoli: la terrasse des Feuillants.
Près de la place de la Concorde, du côté « Bord de l’eau »: le
Pavillon de l’Orangerie ; du côté « rue de Rivoli »: le Pavillon
du Jeu de Paume.
Dans les jardins: parterres, salles de verdure et nombreuses statues.
LE LOUVRE
Le palais et les jardins du Louvrecouvrent aujourd’hui une superficie
de plus de 40 hectares. Ils sont le résultant d’un travail àpeu
près continu du XVIème siècle et portent la marque de styles divers.
Les Jardins des Tuileries so prolongent par les parterres, tracès en
1909 sur l’emplacement du Palais des Tuileries. Un ensemble de 18
statues de Maillol précède l’Arc de Triomphe du Carrousel, exécuté
de 1806 à1808. De part et d’autre : le long de la Seine, le
Pavilon de Flore ; le long de la rue de Rivoli, le Pavilon de Marsan.
Ayant traversé la place du Carrousel, nous trouvons le nouveau Lovre
construit par Percier et Fontaine sous le premier empire puis par
Visconti et Lefuel sous la second.
Nous abordons, enfin, le Vieux Louvre par la célèbre Cour Carrée qui
réunit de remarquables éléments architecturaux : Façade de Pierre
Lescot ; travaux de Lemercier, entre autres le pavilon de
l’Horloge ;sur la façade Est, colonnade de Claude Perrault.
Autrefois, palais des rois et princes de France, le Louvre est
aujourd’hui le Palais des Arts et abrite un des plus riches musées du
monde.
RUE DE RIVOLI
Cette rue parallèle àla Seine, de la Bastille àla Concorde,
présente, face aux Tuileries, des maisons du XIXe siècle, enjambant le
trottoir d’arcades majestueses. Son nom fut donné àla suite de la
victorie de Napoléon sur l’Autriche àRivoli.
LE PALAIS – ROYAL
Le palais ne prit ce nom que lorque la régente Anne d’Autriche s’y
installa avec le jeune Louis XIV.
Il avait été construit sur les ordres de Richelieu, qui àsa mort,
le légua àLouis III.
Depuis le frère cadet de Louis XIV, le Palais – Royal appartint ÃÂ
la famille des ducs d’Orléans.
Le Régent, Philippe d’Orléans donna au palais son asspect actuel.
Son petit-filf fit construire appartements et boutiques qu’il mit en
location en 1786.
Le jardins du Palais – Royal, ses Galeries àboutiques, ses cafés,
ses maisons de jeux, furent jusqu’en 1840 particulièrement animés.
Aujourd’hui les bputiques sont plus rares, le quartier plus calme.Les
bâtiments abritent le Conseil d’Etat, le Conseil Constitutionnel et
divers services des Beaux – Arts.
Le jardins simples et calmes, sont un lieu de paix, inattendu ÃÂ
quelques minutes des Grands Boulevards et de la Place de l’Opera.
LE THEATRE FRANÇAIS
Construit par l’architecture Louis pour le Duc d’Orléans, en
annexe du Palais Royal, cet édifice depuis 1792 les Comédiens
Français auxquels un statut a été donné en 1812 par Napoléon ier. A
l’intérieur, nombreuses statues dont quelques chefs – d’œuvres
comme le célèbre Voltaire de Houdon.
PLACE DES PYRAMIDES
STATUE DE SAINTE JEANNE D’ARC
Sur la place des Pyramides, légèrement en retrait de la rue de
Rivoli, face aux Tuileries et au Louvre se dresse une statue équestre
de Jeanne d’Arc, qui fut blessée àcet endroit lors d’une attaque
pour délivrer Paris en 1429.
LA BASILIQUE DU SACRE–CŒUR ET MONTMARTRE
Eglise votive, élevée par souscription de 1876 à1919, date de sa
consécration. Coiffée de nombreuses coupoles et dominée par le dôme
et la campanile, la basilique possède une crypte très vaste et porte
dans son clocher une des plus grosses cloches du monde: La Savoyarde. En
avant de la basilique, une terasse offre une vue magnifique sur Paris.
Autour du Sacré – Cœur se déroule tout le lacis des petites rues
et des escaliers pittoresques du Vieux Montmartre (rue des Saules, rue
San – Vincent, rue du Mont – Cenis, rue du Chevalier de la Barre
etc…) rendu célèbre par les artistes et écrivains qui y ont
habité.
A l’angle de la rue des Saules et de la Rue Saint – Vincent: le
célèbre cabaret rustique du Lupin Agile.
A proximité même du Sacré – Cœur, la place du Terre, bordée
d’arbres et des petites maisons est fréquentée par de nombreux
artistes peintres qui travaillent et exposent quotidinnement en plein
air.
Entre l’avenue Junot et la rue Lepic, au milieu d’arbres subsistent
les deux derniers moulins du « village » de Montmartre.
Au pied de la rue Lepic, le Boulevard de Clichy, la place Blanche, la
place Pigalle et, plus bas, les rues des premières pentes de
Monmartre… quartier des chansonniers, de la bohême et des « boites
de nuit » dont la vie et le caractère ne se révèlent que le soir.
LA PLACE DU CHATELET
Cette place a tirè son nom de la forteresse, appelée le Grand
Châtelet, qui contrôlait, sur la rive droite, le passage de la Seine
àcet endroit. La place n’existe que depuis le Premier Empire.
Au centre de la Place se trouve la Fontaine du Châtelet. Le Thèâtre
du Châtelet et le Théâtre de la ville sont situés de part et
d’autre de la place du Châtelet.
LA TOUR St JACQUES
A proximité de la Place du Châtelet, la Tour St Jacques n’est autre
que le clocher de l’Eglise Saint – Jacques – la – Boucherie,
démolie en 1977, et qui avait été l’église des corporations des
bouchers, tripiers, écorcheurs, tanneurs.
LE CENTRE NATIONAL D’ART et de CULTURE
GEORGES POMPIDOU
Inauguré au début de l’année 1977, le centre d’Art, unique en
Europe, rivalise avec les mieux adaptés des Etats – Unis. Ce centre
est voué àl’art contemporain sous toutes ses formes. D’une
architecture moderne assez étrange, il mérite d’être visité.
VERSAILLES
Conduit par le double souci s’éloigner des remuantes foules
parisiennes et de garder sous son contrôle la haute noblesse, Louis XIV
installa ici sa résidence et son gouvernement, dans un château qui est
àla fois une ville et un hommage épique àla majesté du Roi –
Soleil.
Ville, Versailles l’ewst par la taille: la façadesur les jardins se
développe àelle seule sur 575 mètres, les annexes se dispersent dans
un parc de plusieurs kilomètres de long et de large, humanisée par le
génie de Le Nôtre et la présence vite familière d’un peuple
mythologique de bronze et de marbre. Mais tout, dans cette ville,
concourt au même but, écraser d’admiration le visiteur devant le
gôut, la puissance et la richesse de l’homme pour qui tout cela fut
édifié. En dépit des modifications apportées au XVIIIe siècle, la
magnificence du Grand Roi est toujours la clef du spectacle offert.
La visite de bâtiments se faisant obligatoirement sous la conduite
d’un guide, nous insisterons surtout sur l’architecture extérieure
et sur le parc.
On entre au château par la Place d’Armes, en demi-cercle, fermée
par la grille du château. De là, l’œil est guidé par étapes vers
la cellule primitive, le petit château rendez – vous de chasse
construit par Louis XIII en 1631, alors que Versailles n’était
qu’une forêt marécageuse où le Roi venait courir le cerf ou le
sanglier.
Après la première cour aux gros pavés ronds, bordée de deux
bâtiments où logeaient les bourreaux, on passe dand la Cour des
Ministres, plus étroite, après, avoir croisé la statue équestre de
Louis XIV qui accueille le visiteur d’un noble geste de
commandement.Enfin, on atteint la Cour de marbre, enserrée par le petit
château de Louis XIII, aisénement reconnaissable aux chainages de
briques rouges qui égaient la pierre blanche. C’est làque Louis XIV
a tenu àloger, derrière le trois hautes fenêtres du balcon. Mais
l’aspect champêtre de ce premier château a dû s’harmoniser àla
majesté des constructions nouvelles. Les architectes Le Vau, puis
François d’Orbay, puis Hardouin – Mansart, prolongèrent les ailes,
garnirent de bustes les murs et de trophées la balustrade du toit.
Quand la façade sur jardin fut achevée, il fallut surélever d’un
étage le Château – Vieux, ce qu’Hardouin – Mansart réussit
très habilement en encadrant le pavillon central par un toit àforte
pente dont les lucarnes dissimulent l’étage supplémentaire, qui
risquait d’écraser la cour déjàétroite.
Coté Ville, la façade, avec ses drochements successifs, ne rend pas
pleinement compte du caractère grandiose du bâtiment. Il faut passer
dans les jardins, en fin d’après – midi, quand le soleil embrase de
teintes rousses l’interminable théorie des fenêtres, pour être
subjusué. Là, du fond du parterre d’eau, le château s’impose
pleinement.
L’ensemble pourrait être monotone. Certes les sobres arcades en
plein cintre du rez – de – chaussée creusesnt d’ombres profondes
la base. Certes, trois pavillons marqués par des colonnes brisent la
continuité du corps central tandis que les trophées et des balustres
fragmentent le haut du bâtiment. Pourtant on regretterait que cette
façade continue de la Galerie des Glaces ait remplacé la terrasse
qu’avait laissée Le Vau, si tout ce corps central n’avait été
projeté en avant par les deux immenses ailes ajoutées par Hardouin –
Mansart, monotones en elles – mêmes, mais qui mettent en valeur le
bâtiment avancé, comme l’orchestre soutient le soliste.
Sur la droite, les arabesques du parterre du Midi conduisent àun
autre chef – d’œuvre d’Hardouin – Mansart, l’Orangerie.
Profitant de l’orientation, Le Nôtre avait rassemblé là, sur une
forte pente, les arbres délicats. L’architecte y construisit une
resserre d’une simplicité et d’une puissance toute antique. Le
bossage linéaire des pierres nues et les cintres austères des
ouvertures ne sont interrompus que par les quatre couples de fortes
colonnes de l’entrée. L’intérieur est une suite des hautes
galeries voûtées en arc pour soutenir le poids du château. De chaque
côté de la cour, les Cent Marches, deux escaliers cyclopéens, lancent
leurs trois volées sans ornement vers le ciel.
Dans le Parc conçu par Le Nôtre, toute une équipe de sculpteurs et
d’hydraliciens installa un monde de statues et d’eaux fusantes:
Girardon, Coysevox, plus calme, avec l’admirable Nymphe àla
Coquille, àdroite du bassin de latona, les frères Marsy etc.
B.FONTAINEBLEAU
L’immense forêt de Fontainebleau attira très tôt ces grands
chasseurs que furent les rois de France. Philippe Auguste y édifia un
château où naquit et mourut Philippe le Bel. Au Xvème siècle, les
souverains préférènt les bords de la loire, mais François ler,
conquis dès son premier séjour, fit de Fontaineableau la grande
résidence royale et commença le château autour du donjon de Philippe
Auguste. Ses successeurs l’agrandirent, en particulier Henri IV qui
laissa leur aspect actuel aux bâtiments ; Louis XIV et Louis XV
s’intéressèrent surtout aux jardins.
NOTRE – DAME
L’actuelle Notre – Dame, église cathéglise cathédrale de paris,
a été commencée après 1160 sur les ordres de l’évêque Maurice de
Sully. La constructions n’en fut achvée qu’en 1345, près de deux
siècles plus tard. En 1841 Viollet – le – Duc en entreprit la
restauration devenue nécessaire, et ce n-est qu’en 1864 que Notre –
Dame eut enfin son aspect actuel.
On s’accorde généralement pour reconnaître àNotre – Dame, la
pureté des lignes, la sobriété puissante de la décoration,
l’équilibre des proportions.
La façade: trois portails inégaux, surmontés de 28 statues de la
Galerie des Rois, puis de la Grande Rose dont aucun élément n’a
bougé depuis plus 700 ans ; au - dessus : les arcades de la Grande
Galerie et, enfin, les deux tours qui s’élèvent à69 m au dessus du
sol.
La flèche : faite de bois de chêne recouvert de plomb, atteint 90 m.
de hauteur.
La chevet : couronne d’arcs – boutants surplombant des chapelles.
Décoration très travaillée.
Sur les flancs : le Portail du cloître et la Porte Rouge.
A l’intérieur : nefs, tribunes, chapelles, transept, chœur de
Notre – Dame sont autant de témoignages de la grandeur du travail
accompli.
Le Grand Orgue de Cavaillè – Coll, auquel on vient encore
d’ajouter de nouveaux jeux, est, actuellement, un des plus
remarquables d’Europe par la gamme et la richesse de ses timbres.
Bibliografie: Paris en 4 jours, par A. Leonte Editeur
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